Les tatouages thérapeutiques de P-INK

Aux États-Unis, Octobre est synonyme de « Breast Cancer Awareness Month » ; à l’instar de nos chaînes locales avec le Sidaction, le ruban rose est affiché afin que personne n’oublie que le cancer du sein n’est pas une maladie anodine, ni banale. On en guérit, on y survit, on n’en meurt pas systématiquement, mais les traitements sont éprouvants, très coûteux dans le cas des États-Unis, et lorsque l’on en vient à la mastectomie*, seulement deux options sont proposées par la Médecine : la reconstruction mammaire, ou … la cicatrice.

P.INK propose une troisième option : le tatouage.

Plusieurs artistes se sont rattaché-e-s au projet de remplacer des cicatrices par des dessins. Parce qu’une cicatrice due à une ablation est permanente, mais pas choisie, ils et elles ont décidé d’offrir la possibilité aux ex-malades de choisir ce qu’il adviendra de ce bout de leurs corps, de cette partie qui n’a jamais souhaité être mutilée.

Les survivantes peuvent donc envoyer une demande à P.INK, suite à quoi elles seront mises en contact avec un-e artiste référencé-e et proche géographiquement. Et la cerise sur le cupcake ? Tous les tatouages sont financés par les dons récoltés tout au long de l’année.

Ce week-end et pour la troisième année consécutive, P.INK a donc organisé le P.ink Tattoo Day (#pinktattooday), un marathon de 12h au dermographe en tête-à-tête avec les survivantes.
Et les témoignages ne laissent aucun doute sur les vertus thérapeutiques de ce passage sous les aiguilles. La plupart des interviewées n’avaient jamais expérimenté le tatouage auparavant et ont décidé de sauter le pas à 40, 50, ou 60 ans et en sont sorties émues et apaisées ; elles peuvent faire la paix avec ce reflet dans le miroir qu’elles n’acceptaient plus.

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Depuis 2013, les P.ink Days ont permis de réaliser plus de cent tatouages thérapeutiques. Et si c’est déjà très encourageant, P.INK ne s’arrêtera pas là et son objectif est désormais de pouvoir offrir ces tatouages aux personnes qui le souhaitent tout le long de l’année !

Un projet inspirant à soutenir ici :

Cliquez ici pour visiter le site
Ou cliquez là pour faire un don

* Ablation chirurgicale de la glande mammaire.

Retrouvez également ce billet sur inKin, webzine consacré au tatouage.

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Six documentaires à voir sur Netflix

Ça fait bientôt un an que Netflix a ouvert une offre de catalogue pour la France et si certain-e-s ont été déçu-e-s par son contenu, il se trouve que moi j’en suis plutôt satisfaite, notamment en ce qui concerne les documentaires ; Vous l’aurez peut-être remarqué, je suis assez friande de sujets de société. Ce n’est donc pas une surprise si les documentaires que j’ai préférés traitent tous de ça. Je n’ai pas voulu faire un classement par préférence, il n’y en a pas un meilleur qu’un autre, ils sont tous intéressants et je n’ai pas envie d’en privilégier un. Alors je les ai classés par année de sortie. Histoire que ça aie l’air un peu organisé quoi.

 

FOOD, INC. (2010)

Food IncNominé aux Oscars, ce film met en lumière les conséquences environnementales de l’industrie agroalimentaire. On y parle essentiellement de données et de chiffres sur les États-Unis (je pense notamment à tout ce qui concerne les additifs sur les animaux destinés à finir en morceaux, antibiotiques et consorts), mais on peut assez facilement extrapoler les informations à l’échelle planétaire. Il faut des oeillères sacrément efficaces pour continuer à se dire que « c’est pas pareil ici » ou que « tant que c’est pas chez nous on s’en fout ». La nature se fout des frontières, et ce qui pourrit l’environnement à des milliers de kilomètres finira par venir pourrir le reste, c’est inévitable. On peut choisir de s’en foutre, mais c’est pas bien malin finalement. 
FOOD, INC. montre la réalité de cette chaîne alimentaire extrême et ultracapitaliste en se concentrant sur les effets nocifs qu’elle peut avoir sur la santé et sur l’environnement, mais n’est pas tellement orienté vers la cause animale. On y voit donc peu d’images de violences envers les animaux (attention, j’ai bien dit  « peu » et non « aucune » ; il y en a et c’est pas joli-joli). Ces arguments peuvent amener à une première approche du végétarisme pour les personnes qui ne sont pas touchées par la problématique du traitement des animaux, ou qui auraient besoin d’autres raisons que celle-là pour modifier leur consommation et leur comportement.
À voir si vous êtes prêt-e-s à remettre en question les fondements de votre consommation alimentaire mais pas encore prêt-e-s à mater Earthlings.




INCESTE : LA FAMILLE EMPOISONNÉE  (2010)

incesteComme son nom le laisse deviner, c’est un documentaire difficile que je vous présente là. Si j’ai choisi de le sélectionner c’est parce que je pense qu’il est important de relayer la parole des victimes. Peu de victimes d’inceste (et d’agressions sexuelles en général d’ailleurs) parlent, encore moins sont crues et soutenues. En l’occurrence, ce film est une suite de témoignages, liés par une voix-off, relatés face caméra, sur fond noir, sans artifices et sans surabondance de pathos. La réalité dans toute sa cruelle brutalité ; Et c’est trash.
Ce film laisse un espace de parole à des personnes dont l’enfance a été marquée de l’une des pires façons qu’il soit, la moindre des choses c’est d’écouter celles qui ont choisi de relater leur expérience. À voir pour mieux comprendre les mécanismes de manipulation et d’emprise dont se servent les agresseurs et pour se rendre compte que ça n’est malheureusement pas aussi rare qu’on le souhaiterait. Prévoyez quand même quelque chose de plus léger pour vous détendre ensuite, comme l’intégrale de Kaamelott ou un DVD des Monty Pythons.




YOU LAUGH BUT IT’S TRUE (2011)

you laughCe film qui suit la préparation du One Man Show de Trevor Noah aborde la montée de la comédie stand-up en Afrique du Sud mais aussi – et surtout – la place des personnes nées de familles mixtes (un parent blanc et un parent noir) durant et depuis l’apartheid. On y découvre les difficultés d’identification d’une population qui n’est considérée ni comme blanche, ni comme noire, dans un pays où l’amour mixte est encore aujourd’hui vue comme étrange. À travers la mise en place de son spectacle, nous suivons Trevor Noah dans les quartiers de son enfance, ceux où sa mère a attendu si longtemps pour expliquer à sa famille que la couleur claire de son fils n’était pas un accident génétique mais bien le résultat naturel de son union avec un homme blanc. YOU LAUGH BUT IT’S TRUE ausculte ce contexte particulier en explorant la montée d’un art encore peu développé en Afrique du Sud, le stand-up, avec le regard local d’un jeune précurseur en la matière.
C’est aussi l’occasion d’entendre des blagues sur les blancs, ça change un peu. À voir si vous êtes à même de rire du colonialisme (pour les personnes blanches c’est carrément si vous êtes à même de rire de votre passé colonialiste) ou si vous voulez simplement voir un peu ce qu’il se passe sur les scènes internationales.





THE CULTURE HIGH  (2014)

The-Culture-HighLa dépénalisation concernant l’usage et la détention de cannabis est un sujet de débat récurrent dans plusieurs pays. THE CULTURE HIGH décortique l’excessive “war on drugs” (guerre contre la drogue) déclarée par Nixon en son temps et les conséquences de ce qui fut au départ une promesse de campagne politique sur la société actuelle. Aujourd’hui, la lutte pour la dépénalisation croise la lutte contre le racisme, puisque c’est – sans trop de surprise – la population Noire qui pâtit la première de ces lois qui remplissent inutilement les prisons d’état.
Les analyses et les témoignages proposés soulèvent des questions et des points intéressants qui dédramatisent l’image exagérément négative donnée par les politiciens dans – et depuis – les années 70.
Si vous êtes déjà pro-dépénalisation vous connaissez déjà la majorité des arguments, mais ce documentaire vous apportera des lumières sur l’histoire de la consommation du cannabis (essentiellement aux Etats-Unis) puisqu’il aborde ce thème sous un angle social en prenant en compte les données démographiques et socio-culturelles. Et si vous n’y connaissez rien, foncez ; pro ou contre, les faits sont les faits, et c’est toujours bien de savoir de quoi on parle.




WHAT HAPPENED, MISS SIMONE ?  (2015)

Produit par Netflix en personne, ce documentaire retrace l’histoire de la légendaire Nina Siwhat_happened_miss_simonemone, de son enfance pendant la ségrégation à son succès sur les scènes mythiques du jazz. On y découvre une femme de passions et de blessures, qui s’est rapprochée de son rêve d’être la première pianiste classique Noire sans jamais l’atteindre, mais qui a su révolutionner le jazz en mélangeant les styles. Le film retrace également les années de son implication dans les mouvements de lutte pour les droits civiques, ainsi que l’influence que son militantisme affiché a eu sur sa carrière. Les images d’archives – totalement inédites pour certaines – mêlées d’interviews de personnes ayant fait partie de sa vie et d’extraits de son journal intime nous peingent un portrait humain et fascinant de cette grande prêtresse de la Soul. À voir si vous aimez les biopics, le jazz foufou et les fortes personnalités. Et je m’arrête là, parce que c’est très intéressant à regarder et qu’à ce rythme, j’ai peur de tout vous spoiler.




THE TRUE COST (2015)

true costEt enfin, last but not least, THE TRUE COST est un documentaire extrêmement percutant qui traite d’un sujet à échelle planétaire : la mode. Des hyper-champs de coton texans aux usines esclavagistes bengalis ou cambodgiennes, THE TRUE COST décortique la chaîne de production du prêt-à-porter et révèle les conséquences d’une industrie de masse sur l’environnement et ses populations.
Ce qu’on y voit de positif, c’est que quelques marques se construisent aujourd’hui sur des valeurs éthiques de commerce équitable, bien qu’elles soient encore en forte minorité. Ce qu’on y voit de négatif … c’est tout le reste : masses de pesticides dans les champs, esclavage, conditions de travail mettant en danger les salarié-é-s, et j’en passe ; tout ça pour satisfaire un besoin façonné de toute pièce par des marchés économiques.
À voir si vous voulez savoir d’où viennent vos fringues et ce que la mode rapide et à bas prix implique ailleurs dans le monde.


Bon visionnage !

« Air Bonnie Li », un trip-hop envoûtant et engagé.

Extrait du clip de

Bonnie Li est une chanteuse-performeuse de Trip-Hop-Électro. Depuis ses débuts, elle opérait seule en one-woman-band, munie d’un sampleur, de micros, de quelques instruments loufoques, d’une loopstation et de sa voix captivante. Mais en 2013 le projet a évolué, et elle partage désormais la scène – et la création – avec Elia M., son live «Machine-Man» de talent.

Nous nous sommes rencontrées au détour d’une convention de tatouages en 2011, et c’est en discutant avec elle que j’ai découvert son travail. Je me suis ruée sur son premier EP (« Short Stories vol.1 », 2010), et j’ai eu la chance de découvrir le second en avant-première avant sa diffusion officielle (« Short Stories vol.2 », 2011), ce qui m’a naturellement poussée à lever mes fesses de mon fidèle canapé pour aller voir la version live.
Spoiler alert : j’ai pris une claque.

Sa musique, ses valeurs et son engagement en font une artiste complète à l’univers unique, qui mérite d’être diffusée. Rencontre avec Bonnie au jardin du Luxembourg à l’occasion de la sortie de son dernier EP « Plane Crash », pour parler de tout ça sous le soleil :

Hey Bonnie, long time no see – tu peux nous faire un récap’ de ton background ?
Hey ! Je suis née en France mais j’ai passé mon enfance à Hong Kong jusqu’à mes 16 ans. Puis j’ai passé quelques années à San Francisco, ville pilier d’un mouvement qui fera partie intégrante de mon mode de vie par la suite mais où j’étais très malheureuse à l’époque (j’avais assez mal vécu le choc des cultures, et je me sentais isolée et loin de tout dans la Silicon Valley !) J’ai ensuite débuté des études d’Anthropologie et de Musicologie des pays de l’Asie du Sud-Est au Canada (Montréal) avant de me balader du côté de Berlin et de décider de m’installer en France.

Comment tu te définis ?
Queer, out et fière !

Comment as-tu commencé la musique ?
En fait je ne sais pas … depuis gamine j’écrivais dans un journal, mais quand je me relisais, je trouvais ça chiant et inintéressant – donc je me suis dit qu’à la place je devrais peut-être écrire des chansons. J’ai développé ça au Québec, pendant mes études. Tout ça s’est orchestré autour de mes rencontres, lorsque je vivais dans une sorte de loft/squat entourée de musiciens, performers artistes, plasticiens, ….dealers ! (rires) J’ai trouvé ça très riche et mes styles musicaux ont évolué là-bas aussi. J’ai grandi avec MTV à Hong Kong, ce qui ne me satisfaisait pas vraiment, mais je me rendais souvent en Chine et à ces occasions j’ai découvert l’Opéra classique Chinois, que j’ai beaucoup écouté. J’adorais, c’est à la fois tellement kitch et génial, et puis toute cette culture du travestisme m’a beaucoup plu aussi. 
Puis je suis venue a la folk, au jazz … Nina Simone, Billie Holiday … avec leur destins tragiques ! Ce sont aussi elles qui m’ont amenée au féminisme.
Au Québec je me suis orientée sur le rock psyché alternatif, style The Velvet Underground, donc assez différent de ce dans quoi je baignais avant. Toutes ces influences se sont mélangées dans ma tête et se sont collées à mes textes.

J’ai l’impression que ton dernier EP est plus dark et qu’il prend une dimension plus engagée (notamment avec ‘Mallory’ ou tu abordes implicitement le sujet d’une relation lesbienne) …
Effectivement oui, l’ambiance est beaucoup plus lourde dans les tracks. La musique c’est un peu comme une thérapie pour moi, j’ai tourné la page sur une période très douloureuse de ma vie personnelle qu’il fallait que je vomisse avec cet EP, d’une belle façon j’espère. :) Dans le morceau ‘Mallory’ je parle de la rencontre avec cette fille paumée mais talentueuse, et de mon envie de la sortir de cet état et du milieu salace dans lequel elle évoluait. La chanson parle d’amour en effet mais pas forcément d’une relation amoureuse. En fait j’ai shooté et dirigé le clip de cette façon pour laisser le spectateur se faire sa propre idée, car au final s’il interprète le track comme une ‘relation lesbienne explicite’ et que des personnes s’y identifient, ça me va aussi !

Bonnie Li + Elia M. = AIR BONNIE LI

Depuis que tu bosses avec Elia, je trouve que ta musique et surtout tes performances scéniques ont pris une ampleur de dingue. Est-ce que ça a été bizarre ou difficile pour toi de passer d’un projet féminin solo un duo avec un homme ?
Non, j’étais prête pour ça. J’ai mis du temps à « m’accoupler » avec quelqu’un parce que je suis assez control freak et que déléguer du travail si personnel s’était avéré très compliqué par le passé. C’est très enrichissant de tourner en solo, mais j’y ai aussi vu mes limites. Je me suis demandé ce que je faisais vraiment : performance, ou musique ? Au début le projet était DIY et expérimental, j’ai commencé en me lançant sur scène comme sur un ring ! Je voulais me battre, tout donner, tu vois ? C’était décousu mais à la fois joyeux et festif. Je me baladais entre les gimmicks que le public me donnait ou qui me venaient des gens que je rencontrais, c’est aussi ce qui a donné cette construction chaotique. Je m’éparpillais sur scène, je perdais le contact avec le public parce que je devais tout gérer en même temps ; c’était très bien au début parce que ça a un coté punk (que j’assume totalement), mais je me suis dit … si tu veux t’exprimer comme chanteuse, musicienne, performeuse, et femme, il te faut un background solide sur scène.
Depuis … j’ai mûri, j’ai vieilli, je peux officiellement le dire j’ai 30 ans, je suis vieille ! Je sais maintenant ce que je veux faire et où je vais. La rencontre avec Elia s’est faite naturellement, par des ami-e-s. Il vient du milieu des Free Parties et du Hardcore mais il a aussi un gros bagage Rock et Noise ! Dès qu’on nous a présentés, on a super bien accroché humainement, et ça s’est fait facilement. Il a un coté très cool donc ça ne l’emmerde pas de me laisser faire mes trucs. Il s’occupe donc de l’instru en live, et moi j’ai plus qu’a gérer les voix et un peu de sampler.
La dimension live est importante parce qu’on n’est pas synchronisés ; je dois donc être concentrée et à son écoute pour que toutes les machines soient calées. Sa place est primordiale et en même temps je reste front woman, c’est un bel équilibre !

Donc ça n’a rien changé par rapport à ta première idée du projet ?
En fait je ne me rendais pas compte d’à quel point je pouvais pousser le projet. Avant je n’allais pas au bout de mes gestes et de mes pensées, j’étais frustrée, mais maintenant tout est possible ! Ça m’a apporté encore plus de confiance sur scène. Le contrecoup c’est que parfois je m’oublie en lui faisant trop confiance ! Avant je checkais tous mes trucs et maintenant il arrive que je me laisse un peu aller…oups !

J’imagine que vous partagez les mêmes valeurs ?
Oui c’est aussi pour ça que ça marche aussi bien. On fait pas mal de concerts avec un engagement queer ou féministe derrière et il est extrêmement à l’aise avec tout ça. Et tant mieux parce que c’est très important pour moi.

Je vois que tu tournes de plus en plus, même à l’étranger (kudos) – Est-ce que tu cherches à te produire dans des events importants ou préfères-tu viser des events plus underground ?
Je suis ouverte à tout en fait. Si j’aime le concept, les gens, qu’on a la même philosophie ou que je sens simplement qu’il y a un propos intéressant, quelque chose à faire … j’irai. Je me fous de la structure ; on joue dans des squats comme pour Madame Figaro ! Sans avoir une (ou plusieurs) boites de booking, c’est de toutes manières difficile d’être programmée sur des gros festivals ; en autoprod et sans l’aide d’un tremplin, t’es juste pas bookée. C’est donc plus par manque de structure que de désir perso que ça ne se fait pas. D’ailleurs, on est à la recherche d’un label !

Tu serais capable de refuser un gig ? Pour le FN par exemple …
Ouais. Ouais. Ça, ouais ! (rires)

PLANE-CRASH EP cover © Marie Magnin

PLANE-CRASH EP cover
© Marie Magnin

C’est quoi la suite pour AIR BONNIE LI ?
Quelques dates avant l’été* qu’on va essayer de capter pour avoir de l’actu vidéo live plus récente (ça nous manque un peu). On passera notamment par la Hollande au Counter Culture Festival pour la deuxième fois ! C’est un festival gratuit, eco-friendly, gay-friendly, queer, punk, ragga … tout est mélangé et l’ambiance est géniale ! On est super contents, si on peut amener de l’art pour peu ou rien … c’est important pour nous. C’est aussi pour ça que je pense déménager de Paris, peut-être rejoindre ma chérie à Berlin. J’ai commencé le projet là-bas, c’est une ville qui m’a séduite dès le début. Mais bon pour le moment Elia est bien à Paris – on est dans une relation classique et hétéronormée comme je les vomis mais que je dois accepter ! (rires) Cela dit les nouvelles technologies devraient pouvoir nous permettre de trouver un arrangement.
Bref on tourne « Plane Crash » pour cet été mais en termes de créations je suis déjà sur autre chose. Je compte sortir un truc à la rentrée, sûrement encore sur un format d’EP (le quatrième donc) qui finalement me convient bien et qui devrait avoir un peu plus de tracks que le dernier. Et puis si tout roule, l’album en 2016 !

Et les prochains thèmes que tu voudrais aborder ?
Le statut de la femme dans nos sociétés, les relations amoureuses par correspondance, et la photosensibilisation :)

Tu as envie d’ajouter quelque chose ?
L’important c’est qu’on se sente bien dans ce qu’on fait sans juger les autres en fait. Je suis encore naïve, j’ai envie de croire que les gens sont bons et que l’humain est bon ! (rires) Amen !
Définitivement queer, for ever and ever – be yourself !

* Retrouvez Bonnie Li en live :

2 mai : El Diablo, Lille (59)
15 mai : File 7, Magny le Hongre (77)
30 mai : Counter Culture Festival, Utrecht (NL)
5 juin : La Boule Noire, Paris (75)

À écouter, découvrir, partager, ce que vous voulez :

En écoute sur : BandcampiTunes Air Bonnie LiSoundCloud

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Plus d’infos : « Plane Crash », chronique sur trip-hop.net