Moi aussi, j’ai dormi chez l’homme qui brûle.

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’une des expériences les plus dingues que j’aie vécue. Quelque chose de fou, le temps hors du temps. Hors de tout ce qui fait que la société occidentale est ce qu’elle est.

En août 2010, j’ai pris l’avion jusqu’à L.A, loué un camping car avec des amis qui m’ont galamment conduite à travers le Nevada pendant 14 heures, et j’ai patienté durant 5 heures d’embouteillages avant de pouvoir enfin entrevoir l’accès de la ville éphémère la plus cool du monde : Black Rock City. Cette nuit là, la lune était une planète – je ne l’avais (ni ne l’ai plus) jamais vue si imposante et proche.

J’ai vécu une semaine dans le désert avec 55 000 autres personnes. Des personnes qui viennent se retrouver ou se déconnecter. D’autres qui viennent faire la fête. Des artistes et des utopistes. Des hippies qui côtoient des banquiers. Des personnes costumées, certaines très bien costumées, d’autres mi ou totalement nues. Une autre planète, ou les conventions sociales sont totalement revisitées au profit du bonheur et du laisser-aller.

Pour celleux qui n’ont pas deviné, j’étais au Burning Man, édition Métropolis. HELL YEAH.

2010 ça date oui, je sais compter (et croyez que j’ai bien conscience de la durée qui s’est écoulée entre mes dernières vacances et aujourd’hui…). Seulement, hier, j’ai regardé le replay de ‘J’irai dormir chez l’homme qui brûle’, par et avec Antoine de Maximy. Ça m’a fait l’effet d’un voyage dans le temps. Je me suis souvenue de l’odeur de la poussière, de la sensation du soleil sur ma peau, de la rapidité avec laquelle il faut enfiler masque et goggles lorsqu’une tempête de sable (« white out ») surgit de nulle part, des centaines de sourires croisés au fil des jours, de l’émerveillement qui m’a envahie en découvrant certaines des œuvres exposées au milieu du désert et de l’infinie liberté qui m’a saisie quand j’ai enfin décidé de lâcher prise pour marcher tout droit vers l’inconnu.

J’ai toujours peur quand je vois un reportage sur cet événement, et à juste titre : le moindre thème traité par un-e français-e tourne rapidement à la sauce M6-de-la-Villardière-DROGUES-SEXE-DÉCADANCE. Et il est très facile de faire du sensationnel et de donner l’image qu’on veut à cet événement, tant il est varié. M6 avait d’ailleurs sorti son truc sur le sujet en 2009 il me semble, axé sans surprise sur les seins nus et le côté festif, vulgarisant un paradis utopiste à l’état d’une partouze géante à Ibiza. Et, malheureusement, c’est encore un peu ce que j’ai ressenti en regardant ce reportage-là.
Malgré l’ouverture d’esprit qui devrait caractériser l’émission, on retrouve encore et toujours le même angle bien de chez nous, ce bon vieux DROGUE-SEXE-DÉCADENCE. Antoine de Maximy s’est évertué à nous dépeindre un seul portrait de liberté : la liberté de se balader à poil.

S’il est évident que bon nombre de personnes se baladent torses nus (ou plus, pour certain-e-s) dans un désert où, je vous le rappelle, il fait environ 40° le jour, je peux vous assurer que l’esprit du Burning Man va bien au-delà.
Il suffit de regarder un documentaire réalisé par un américain pour dégager quelque chose de complètement différent.

Pour tous ceux qui ne sont pas là, c’est juste une grosse teuf dans le désert ; mais en fait c’est un endroit ou l’on peut explorer les possibilités de ce que l’on pourrait créer dans ce monde si l’on n’était pas autant obsédés par nos horaires de bureau.
Cet endroit est une idée, et l’idée c’est que les gens ont la permission d’être ce qu’ils ont envie d’être.
Le Burning Man se caractérise par la primauté du « pourquoi pas ? » sur le « pourquoi ? Pourquoi ne pas agir, se vêtir, penser différemment ? Pourquoi pas ?

Ces citations extraites de « SPARK, a Burning Man story » résument pour moi LA définition de l’esprit du Burning Man. D’ailleurs le documentaire ne montre pas de nudité, parce que la nudité des participant-e-s n’est finalement qu’une des multiples formes d’expression de la liberté d’esprit qui opère là-bas. Le fond est ailleurs.

Explorer, échanger, créer.

Pour en revenir au premier reportage, j’ai été particulièrement gênée de l’insistance d’Antoine (ouais allez, on s’appelle par nos prénoms ? on se tutoie ?) à entrer dans le camp BDSM. Si je concède que les membres du camp ne sont pas fermement clairs dès le début avec lui sur la (non) possibilité de filmer, je reste très déçue du fait qu’il n’y soit pas entré une seule fois (sur environ 3 tentatives) sans ses caméras. Sous-entendu : « si je ne peux pas vous montrer des pratiques que je trouve complètement cheloues, ça sert à rien que je voie / vive ça moi-même. » Ah, bon. Y’a une communauté BDSM en France, Antoine, si tu veux t’enhardir un peu et découvrir les suspensions et le bondage tu peux le faire ici, pas la peine d’aller si loin pour dire à des gens qu’ils ne sont pas très normaux (et s’étonner ensuite qu’on finisse par te demander gentiment d’aller voir au Temple s’ils y sont). Et puis ce plan de la transsexuelle qui exhibe boobs et queue, à part la dépeindre comme une freak, je n’en vois pas l’intérêt. Si encore le reste du reportage n’insistait pas autant sur la nudité et se focalisait sur la créativité souvent excentrique des participants, j’aurais pu l’interpréter différemment, mais là j’y vois juste … comment on disait déjà ? Ah, oui : DROGUE-SEXE-DÉCADENCE ! Antoine, j’ai peur de te choquer mais tu as du croiser d’autres trans* pendant ton séjour sans t’en rendre compte (parce qu’illes ne sont pas tous exhibs, eh non).

Ce temps aurait pu servir, par exemple, à insister sur le fait que l’argent n’existe pas à Black Rock City et sur le principe de troc et de cadeaux. Pour ma part je passais mon temps à croiser des gens qui m’offraient des trucs qu’ils avaient parfois pris la peine de préparer en amont – badges, serviette d’eau fraiche, mister freeze, colliers … Moi j’offrais de la space-bouffe et des lampées de vodka. (DROGUE-SEXE-DÉCADENCE !)
Blagues à part, c’est un aspect primordial du festival, parce qu’il permet également d’échanger avec les gens qu’on croise. Même s’il n’y a pas de vodka.

Antoine aurait surtout pu approfondir l’aspect artistique du festival : de jour comme de nuit, les performances se multiplient et les œuvres s’animent. On peut monter sur les véhicules mutants et se laisser porter là où le conducteur a décidé d’aller, se promener à pieds ou en vélo, visiter plein de campements complètement dingues ou se poser comme spectateur devant ce qui nous attire l’œil et le cœur à ce moment-là.
Les artistes exposants passent des mois à travailler sur leur art et se crèvent bénévolement à la tâche. Faudrait-il le faire seins nus pour que ça vaille le coup ?

J’ai aussi trouvé très dommage – mais c’est personnel – ce choix d’avoir mis de la musique au moment où le temple brûle parce que, contrairement au Big Burn du samedi soir, cet embrasement se fait dans un silence incroyablement intense. C’est un moment de communion. Le temple est un lieu très chargé, les burners s’y libèrent de toutes leurs émotions pendant la semaine, c’est un lieu de méditation et de prières. Son embrasement le dernier soir a donc quelque chose de très symbolique et d’émouvant, et c’est ce silence qui unit toutes les personnes qui y assistent.

Ceci étant dit, on ne peut pas tellement en vouloir à Antoine d’avoir loupé une partie de l’événement… C’est grand (5km de diamètre), et il se passe quelque chose environ tous les deux mètres ; on ne peut pas tout voir en une semaine, c’est littéralement impossible. Chacun-e a sa propre histoire à Burning Man, c’est une expérience qu’il faut vivre pleinement, soi-même. Loin de moi donc l’idée de fustiger ce pauvre Antoine parce que j’estimerais qu’il n’a pas vécu sa semaine comme moi je l’entends. Ma critique porte surtout sur le choix des séquences montrées, en ce sens que si c’est réellement tout ce qu’il en a retenu, c’est bien triste. Et s’il répondait à un cahier des charges de France 5, ça l’est encore plus…

La conclusion du reportage constitue finalement le meilleur conseil que l’on puisse donner dans une discussion sur ce sujet : « Pour vraiment comprendre le Burning Man, il faut y aller« .

J’y suis allée, et j’y retournerai.    )°(

Une rencontre, un souvenir.

Une rencontre, un souvenir.
Photo : Pedro Sagüés

11.01.2014 – Je viens de visionner cette vidéo que je n’avais pas encore vue et qui me rend perplexe.

Il semble clair qu’Antoine a en fin de compte très bien compris l’esprit de Burning Man, et c’est pour ça que je m’interroge d’autant plus sur le décalage que j’ai ressenti. Si je penchais déjà en faveur de la théorie du cahier des charges de la chaîne, cette interview me pousse encore davantage dans ce sens. Pour autant je ne retire pas mes propos (malgré des réactions parfois très violentes), parce que j’estime toujours que le montage ne reflète pas une vision très objective. Oui, je sais, c’est l’expérience d’Antoine, ça n’est pas un documentaire purement objectif, et ça n’en avait pas la prétention. Mais la personne en charge du montage a bien du, à un moment donné, sélectionner des images et a quand même préféré montrer les tentatives à entrer dans un camp qui ne l’acceptera finalement pas plutôt qu’autre chose. Quand finalement une simple inscription pour le préciser (comme il y en a régulièrement) après la première rencontre aurait suffit à clôturer le sujet. Merci d’avoir pris le temps de lire ce petit ajout, à vous les studios.

PS :  Mon intervention à ce sujet dans l’émission « Allo la Planète » sur Le Mouv’, ça se passe ici, à partir de 15’30.
PS 2 : Ce billet a également été repris sur Konbini.

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15 réflexions sur “Moi aussi, j’ai dormi chez l’homme qui brûle.

  1. J’ai regardé l’émission aussi et je suis tout a fait d’accord avec ta vision de ce qui en ressort. Et aussi avec le ait que c’est bien dommage d’accès le truc sur des nénés…
    Même l’épisode de Malcolm à l’air plus proche de la réalité!!!
    Je ne suis pas encore allé au burning man, mais si tu veux d’une copine de voyage en plus, je t’accompagnerai avec un immense plaisir, c’est un peu un rêve pour moi :)

  2. Bravo, Tu m’as donné envie d’y aller maintenant.. :)
    C’est un excellent article qui prouve bien le jugement des gens avant même de savoir ce dont ils parlent. Mais laissons les croire que c’est un endroit DROGUE-SEXE-DÉCADENCE pour reprendre tes mots. Ainsi, il n’y reste que les meilleurs, artistes, rêveurs et visionnaires… Ceux qui prennent le temps !

  3. pour y etre aller que cette annee, j aurais tendance a te rejoindre quoique …
    en tant que virgin moi aussi, j etais un peu perdu la bas (comme tu dis c est grand, je rajouterais un emorme en fait) du coup parfois je me suis retrouve dans le reportage quand il erre sans but et finit par siroter des bieres avec des personnes geniales d excentricite mais aussi il est vrai que son docu etait tres focalise D-S-D, om a quand meme pu voir certains aspects comem le thunderdome, le temple , qulques oeuvres par ci par la mais en loucede alors que perso pour avoir discuter bcp avec des artistes sur place de leur oeuvre (notamment le piege a chretien), ca fait de belles discussions sur l humain mais bon faut croire ques des seins etaient plus accrocheurs.
    ensuite il y a l amusique en journee, ils y avaient bcp de slam session sympa a aller voir (voir participer), il aurait pu faire le guide tour des arts sur la playa, des ateliers aussi (serieux pas de plans sur le programme, le bouquin d une centaine de page donne a l entree c est juste primordial)
    en gros un docu d un epersonne qui vient sans preparation et se concentre sur la partie immerge de l iceberg (et du coup je comprends pourquoi on appelle la poitrine des « flotteurs »). perso la premiere anne c la decouverte, on prend ses marques pour la seconde annee quand on decide de plonger en profondeur. du coup voila pourquoi le docu de sparks est mieux oriente et non celui d antoine de maximy qui est celui d un vrai virgin.
    PS : aussi ce qui m embete c est de vouloir a tout prix de garder sa chemise rouge toute la semaine, merde antoine BM fait peter un costume au moins dans la semaine c est pas comme ci il y avat des costume camp sur la playa!!!

  4. J’aurais dû inviter Antoine à la Machine du Moulin Rouge à Paris chez les French Burners, ça aurait couté moins cher à la production et au moins il aurait vu deux mecs à moitié à poil en harnais de cuir noir et corde rouge en train de se rouler des pelles et bien plus devant tout le monde mais heu…c’est trop subversif pour lui!

    Bravo pour ton article, it’s MY american dream to go there.

  5. Je suis ok sur ta vision, je pense néanmoins que france 5 est passé par là, je pense aussi qu’il a fait des moments sans caméra mais bon, il devait ramener des images…
    @xavier : Pour la chemise rouge, c’est sa marque de fabrique et pour les raccords entre les journées…

    bon quant à Burning Man, j’ai vraiment envie d’y aller. Pour l’expérience, l’aspect « spirituel » et pas du tout pour le côté DSC comme tu dis… Je suis ok avec toi pour dire qu’il existe de ça partout, et pas spécialement là bas. Burning Man c’est autre chose, c’est une « philosophie » que j’ai bien envie de connaître… Mais je suis pas sûre que la plupart des gens soient prêts à cette ouverture.

    • mouais pas convaincu pour la chemise rouge, en gardant l esprit du rouge il aurait pu se decomplexer et peter la chemise mais soit.
      Pour information a tout ceux qui disent que ca les branche mais qui retarde le truc parce que ca coute une blinde, je suis tout a fait d accord MAIS il existe des « burn » partout dans le monde et pour les plus accessible : l europeen => going Nowhere dans le desert espagnol + moult petit (suisse, pays de galles, italie)
      Apres pour ceux qui ont les moyens, il y a aussi le kiwiburn en nouvelle zelande, l afrikaburn em afrique du Sud et aussi un au Japon et cette anne un a la + ou – frontiere entre israel et palestine.
      Burning Man est L EVENEMENT mais ceux a dimension familiale sont aussi tres bien.

    • Oui je suis plus convaincue de l’influence de France 5 pour la sélection des rushs que par l’idée que ce soit le choix d’A. de M.
      Mais bon c’est la télé. Et je préfère 100 fois voir ça que la bouse qu’M6 avait sortie y’a quelques années !

  6. Je trouve qu’on vit à une époque (dans un pays?) assez marrant(e)… ou l’esprit de contradiction est la base de tout. Si tu ne critiques pas, tu n’existes pas… J’ai regardé le reportage d’Antoine, je ne connaissais pas du tout le concept « burning man », et j’ai trouvé ça assez fascinant. Autant le concept burning man, que l’expérience personnelle qu’il en a eu. (y aller seul, se mettre en « danger » en vivant quelque chose ou il n’a aucun repère, etc…) Et je trouve qu’il la raconte très honnêtement même si l’exercice a ses limites (1h20 sur 1 semaine ultra dense + l’impossibilité de tout montrer a moins d’interdire le docu aux -18). Tu lui reproches de n’avoir retenu de sa semaine que des gens a poils. Est ce que ca ne serait pas toi qui aurait retenu de son reportage que ça, qui aurait légèrement focalisé la-dessus ?…(tu voulais quoi? qu’il floute ? qu’il ne filme que les gens habillés?). Honnêtement, j’y ai vu plein de choses comme le fait d’oublier tous les codes connus et de vivre quelque chose d’unique… il le dit lui même, Chacun vit cette expérience à sa manière. Il y a dans ton billet, un petit « moi je vais t’expliquer ce que c’est vraiment le burning man » qui est un peu dérangeant et fatigant. Le récit de ton expérience a toi est également surement très intéressant. Mais au lieu de la raconter, tu lui fais un procès (injuste d’apres moi qui plus est). Je vous jure… on vit dans un pays fatiguant.
    Je ne sais pas si j’irais un jour, mais au moins son reportage m’a fait découvrir un truc sacrément enthousiasmant et rafraichissant… c’est déjà pas si mal. Ce que tu lui reproches surement c’est de ne pas être allé au fond des choses. Peut être. (chacun est libre ensuite de s’y intéresser plus en détails, ce que j’ai fait). Mais lui te raconte simplement la façon dont il l’a vécu… je ne pense pas qu’on puisse l’accuser de voyeurisme sexe drogue etc…a la Villardière/M6, ou de manque d’ouverture d’esprit de sa part.
    allez bisou quand même. tu es superbe sur la photo… dommage qu’on y voit pas au moins un petit sein ;)

    • Bonjour Eric,

      Pour ce qui concerne mon esprit de contradiction, il n’est plus a prouver ;) En fait, en gros, ce qui a motivé ce billet c’est que j’avais des attentes en visionnant le docu, et que je ne m’attendais pas à retrouver une vision bien française de cet évenement. C’est surement là ma première erreur : oublier qu’Antoine est français même après tous ces kilometres parcourus ! Et donc justement, en tant qu’initiée et en tant que personne qui connait beaucoup de monde qui y va depuis des années (oui la syntaxe de cette phrase est à chier mais c’est le matin et zut), je voulais apporter mon avis. Je pense sincèrement que le montage et le choix des plans tient plus à un cahier des charges de la production qu’au choix d’Antoine – après tout, le but c’est quand même l’audience, il ne faudrait pas trop vite l’oublier, et la digression fait plus de buzz que l’art. Par exemple pour le camp BDSM je ne comprends toujours pas pourquoi – puisqu’il n’a pas pu y entrer – ces plans sont laissés au montage, et sincèrement je n’ai pas le sentiment que ce soit pour autre chose que de planter une petite graine de subversion cachée dans l’esprit du téléspectateur lambda. Le récit de mon expérience est peut-être intéressant, mais je voulais rester sur le sujet de l’émission diffusée (sinon on ne m’arrête plus et ça aurait pris 10 pages au moins). Pour ce qui concerne les boobs, je suis d’accord avec le fait qu’on est loin d’un sujet à la M6 *mais* je voulais expliciter le fait que les français montrent ça au montage quand ils vont faire un sujet a BM pour la télé, et que dans plusieurs autres supports réalisés par des passionnés, on en voit bien moins. Ainsi que le fait que les costumes sont tellement variés et travaillés que je trouve dommage de ne pas en voir plus. Si je remarque la proportion de nénés ici ce n’est pas par obsession mais bien parce que je m’y suis rendue et que je connais le rapport nudité/costumes géniaux, et que je trouve qu’il n’est pas super bien montré. Et c’est simplement que je ne voudrais pas que ce soit l’image du festival en fait, parce que j’y tiens. Ca tient peut-etre aussi au fait que j’ai tendance à analyser le contenu visuel qu’on me propose, va savoir.. (Et si ce n’est pas ce que les personnes qui ont découvert le lieu par ce reportage retiennent, je ne peux dire que tant mieux.)

      Je note néanmoins que toutes les personnes (enfin, la majorité) qui répondent positivement à mon article sont des personnes qui ont visité le BM. Tandis que les personnes qui ne sont pas d’accord, trouvent que j’exagère/que je me la pète, ou qui m’insultent (si si, quand meme, c’est dire) sont des personnes qui n’y sont pas allées (en majorité, selon leurs propres dires). Ça m’étonnerait que ce soit anodin ;)

      Bon, quant au ton employé, je n’ai pas particulièrement cherché à être prétentieuse ni vindicative mais je suis désolée que ça ait pu être perçu comme ça (Antoine, si tu me lis…). J’ai juste tendance à dire quand quelque chose me chiffonne.

      Je te recommande chaudement le documentaire SPARK dont je parlais plus haut pour compléter ton image du festival !

      En tous cas merci d’avoir pris le temps de commenter et bon week end.

      M & D.

      • c est peut etre ca notre erreur, apres tout par rapport au burning man, une regle s impose « don t have expectation »

      • mais attendez vous trippez… on parle de France 5 la… pas de M6 ou Tf1. ils n’ont pas les mêmes impératifs d’audimat. Et comme en plus l’émission d’Antoine de Maximy coute pas cher et fait un carton, je pense vraiment qu’il a une totale liberté sur le contenu (en restant dans le -10). Et je le répète, je n’y ai rien vu de tapageur ou voyeur dans la façon de le montrer. Justement, on est très vite plus étonné de tout un tas de choses (comme la nudité) pour s’intéresser plus au gens, a leur histoire etc… En tout cas l’esprit est visiblement très bien veillant de la part de tous les acteurs et il le montre bien.
        bref je pense que vous faites du « protectionnisme affectif ». C’est peut etre compréhensible… le plus grand danger du burning man a mon avis c’est son succès et sa médiatisation. Mais la médiatisation par Antoine de Maximy est je trouve elle tres honnête.
        Allez bisou encore.
        ps : et opposer d’un coté ceux qui ont fait le burning man et de l’autre ceux qui ne l’ont pas fait… c’est pas tres burning man dans l’esprit ça non ?

    • Tout à fais d’accord avec toi Eric, tjours ce besoin de croire qu’il n’y a qu’un point de vue valable, c’est sa vision du BMan (à Antoine) et pour ma part je la respecte. Si chacun d’entre nous vivait cette experience sans doute que nous n’aurions pas les mêmes anecdotes, il ne semblait pas connaitre le BDSM il a été curieux de savoir pourquoi ds un endroit aussi ouvert cette pratique semblait si secrete, et je trouve son point de vu intéressant. Il a vécu cette experience seul, et comme il le dit il a eu du mal à se détendre et à se mettre à l’aise avec les gens, il a tenté des choses fait de son mieux, pris un échantillon d’un festival énorme, personnellement j’ai bien compris que c’était plus que ça. Maellediction je te soupçonne de casser du sucre sur son reportage pour mettre en valeur ton expérience….

      • Bonjour Teddy,

        Je ne vois pas ce qu’il y a a mettre en valeur dans mon expérience, j’ai juste eu envie de donner mon avis. C’est ce que je fais ici. D’ailleurs je dis bien (comme Antoine) que son chacun a son expérience à BM, mais donc, suivant ce principe, je devrais m’auto-censurer ? Bof.
        Et pour ce qui concerne le BDSM, on peut ne pas connaître et être curieux (et tant mieux, la curiosité est un merveilleux défaut), je déplorais le fait d’avoir passé autant de temps à montrer qu’on n’a pas pu montrer ce qu’on voulait montrer. (Ça fait beaucoup de fois « montrer », oui.) Surtout en étant conscient que le temps imparti à l’émission limitera fatalement le choix des images à diffuser.
        Mais attention, je ne hurle pas a l’ignominie il n’y a aucune véhémence dans mon billet, rien n’est extrêmement dramatique dans ce j’évoque et heureusement, c’est juste un ressenti différent devant l’émission que j’exprime là, rien de plus.

  7. Maelle, tu n’as pas regardé l’émission pour ce qu’elle est ; ce n’est pas un reportage, et encore moins un documentaire…

    Le format de l’émission et ses codes induisent que le témoignage à travers les yeux de Antoine de Maximy sera superficiel et subjectif.
    Le concept de l’émission est une expérience socio-psychologique dont Antoine est le cobaye qui est confronté à diverses situations en appliquant à chaque fois le même protocole.
    Dans toutes les émissions, les premiers pas de Antoine commencent quasi-systématiquement en se focalisant sur un cliché. Si le téléspectateur est très attentif comme le serait un laborantin, il accordera plus d’importance aux détails, souvent anodins, qui sont inattendus par rapport au sujet de l’émission.

    Le souvenir que j’ai gardé de l’émission, c’est que Antoine n’a pas été isolé ou moqué quand il a eu son badtrip avec les spacecake, des participants lui ont tenu compagnie et ont fait preuve de solidarité ce qui démontre qu’il était plutôt bien intégré à l’événement alors que son attitude n’est pas d’en être un participant.

    J’dois admettre à ton crédit que en fan avisé de son émission je sais que c’est lors d’une tuile que le caractère très optimiste et positif de Antoine va probablement produire une réaction intéressante, inattendue, ou méconnue.

  8. Une chose est sûre : ton billet m’a donnée envie d’y participer (un jour). Je ne sais vraiment pas si j’aurai l’occasion de faire ce voyage, je ne sais pas ce que la vie pourra me réserver comme surprises, mais c’est un plaisir (personnellement) de pouvoir rencontrer du monde, des gens différents de moi dans un lieu complètement décalé de mon quotidien.

    C’est dommage mais c’est souvent comme ça les médias, toujours à critiquer, à vouloir faire passer les gens pour des fous, des anormaux, surtout lorsqu’ils sont dans cette optique de vouloir réaliser le ‘pourquoi pas?!’.

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