Les Gens – Ep. 1 : "Dans le métro".

Vous le saviez peut-être, je vis dans un appartement situé (très) proche de Paris. Vous ne le saviez pas, mais je n’ai toujours pas passé mon permis (oui oh bah si c’est pour juger, hein…). Et donc je circule en transports. Ça pue mais ça va plus vite et ça coûte moins cher (tant que les tarifs ne sont pas décidés par NKM). Mais j’en ai marre des gens, et si ça ne vous ennuie pas, on va prendre une minute ou deux pour en parler, d’accord ? Si, si, faut que ça sorte.
La vie citadine comporte beaucoup d’avantages : multiplication des activités, variété d’emplois (quand on n’est pas en crise), diversité des populations, nombreuses et vastes rues commerçantes, j’en passe et des meilleures.
En revanche, s’il est une caractéristique inhérente à une majorité des occupants de ma merveilleuse capitale, c’est bien la stupidité avec laquelle ils circulent dans les transports en commun. Tu vas me dire que niveau conduite, c’est pas mieux. Si tu veux, mais je ne conduis pas, donc je m’en fous.
Il semblerait d’abord que le comportement des usagers varie en fonction des horaires et donc de la foule environnante. Enfin, non, pardon : Le monde et les horaires exacerbent le comportement pourri des usagers, plutôt. Parce que ne nous mentons pas : y’a une base, quand même. L’usager a deux priorités lors de son voyage : ne pas louper son métro et s’assurer une place assise. On pourrait croire que sa priorité serait d’arriver à bon port, mais non, ça ne deviendra éventuellement prioritaire qu’en période de grèves.
Delhi. Où vivent les Grands Maîtres de l'entonnoir. Tu peux pas test.

Delhi.  Tu peux pas test.

Comment te dire, ami usager qui attends son métro, qu’une rame passe en moyenne toutes les 3 minutes sur un quai parisien en journée et qu’il est donc absolument inutile de s’y compresser comme des morpions (sur un ticket de métro ; *cymbales*) ? Oh ne te gausse pas, ami qui es déjà dans la rame, car qu’est-ce qui t’empêche, toi, concrètement, de te pousser au bout du wagon afin de laisser plus d’espace aux nouveaux arrivants ?

Moi intermittente, j’ai le luxe de pouvoir généralement organiser mes sorties à des horaires à peu près tranquilles, c’est-à-dire pas quand le commun des mortels se précipite hors des bureaux pour rentrer chez soi. Heureusement. Et pourtant, je me retrouve encore environ chaque fois à m’étonner du fait que personne ne comprend l’idée, pourtant simple, qu’un corps ne puisse pas passer au travers d’un autre. Jacques à dit tu peux vérifier dès maintenant avec la personne la plus proche de toi. Tu t’es fait mal ? J’avais pas dit de prendre de l’élan. Alors, explique-moi donc ce qui te fait croire qu’en essayant de rentrer dans une rame avant que les autres gens en sortent, tu ne vas pas te heurter aux mêmes lois Physiques ? Si, y’a une logique, cherche bien.
J’ajoute que je te vois aussi, toi qui pratiques plus ou moins habilement la technique de l’entonnoir, celle qui consiste à ne pas se mettre directement devant la porte et bien sur le coté, maaaiiiis un tout petit peu plus en avant que la personne devant soi. Juuuuste un peu plus en avant, pour entrer plus vite une fois qu’on aura presque cru que tu laissais vraiment les gens descendre. 
Si un jour tu prends des coups de coudes ou d’épaules, pas d’inquiétude ; c’est simplement moi qui te donne une leçon de physiques.
Tu me trouves agressive ? Mais c’est un principe utile que je t’enseigne là ! Par exemple, il t’aidera aussi à comprendre pourquoi rester en haut d’un escalator, d’un escalier, ou juste derrière un tourniquet en te demandant où aller bloque l’arrivée des suivants, et pourquoi ils vont inévitablement te rentrer dedans. Tandis qu’en faisant trois pas de plus… Comme quoi, ça tient à peu de choses, le bonheur de pas être bousculé-e.
C'est tout vide. Mon rêve. <3

C’est tout vide. Mon rêve. <3

Et puis tiens, tant qu’on en parle, des escalators : les feignasses à droite, les pressés à gauche. Non je sais, ça n’a pas l’air pas hyper compliqué dit comme ça mais puisque j’ai l’impression qu’il faut avoir fait Bac +10 pour le comprendre, je le redis. Je ne sais pas quelles seront vos excuses. Ni qui vous a éduqués, vous les insupportables du métro. En tout cas je sais qu’à Londres, la file de gauche des escalators est toujours libre, et qu’on te laisse descendre de la rame avant de monter. Et moi, ça me donne envie de faire des smootchies aux zanglishs. Et c’est tout.

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4 réflexions sur “Les Gens – Ep. 1 : "Dans le métro".

  1. Bonjour, je découvre votre blog et j'avoue avoir piqué un fou rire en lisant cet article.Pour ce qui concerne les escalators, je ne sais pas si vous avez déjà eu l'occasion d'en utiliser un en Belgique, là-bas, il n'y a pas une file feignasse et une file pressée, mais deux files feignasses, stress garanti quand on ne connait pas la gare et qu'on ne sait pas où sont les escaliers… Exemple contraire, je dois tout le temps rappeler à mon copain (belge) de se mettre à droite quand il vient en France >__<

  2. Un bon moyen de prêcher la bonne parole sans gaspiller sa salive dans une explication (et devoir gueuler pour s’faire entendre), c’est de montrer l’exemple de manière explicite en exagérant les gestes comme au théâtre d’autant que la plupart des usagers, pressés ou non, sont sourds* ;

    « Quand tu es devant la file, tu poses fermement la main gauche sur le montant de la porte, bras presque tendu et le coude vers l’extérieur (pour pouvoir bloquer un intru simplement en se penchant), tourne ton corps de trois quart à droite, tend ton autre bras légèrement vers à l’arrière (et éventuellement dégager un adepte de l’entonnoir). Si ça pousse derrière, tourner la tête en jetant un regard accusateur. »

    (*) dans les transports notre sphère d’intimité n’est plus respecté physiquement, la déconnexion auditive est un moyen de la restaurer partiellement. Le succès du walkman et le fait qu’on se parle pas dans les transports sont la conséquence de ce comportement.

  3. Le principe des deux files dans un escalator me semble être une fausse bonne idée ; c’est le moins adapté endroit pour sprinter ou dépasser des piétons.

    Si je suis pressé et qu’il y a du monde, je trouve que c’est plus rapide et commode de prendre l’escalier, même avec une valise.

    Dans un escalator il est difficile d’avoir une marche rapide bien rythmée ; on a pas de possibilité d’esquiver un écart impromptu d’un usager distrait, on voit mal les petits enfants, et si on est soucieux de bousculer personne on doit fréquemment ralentir.

    Par contre les escalators et tapis roulant sont une bonne occasion en s’arrêtant ou en se contentant de suivre le mouvement de reprendre son souffle ou se relaxer avant de galoper de nouveau comme un lapin quand les circonstances redeviendront favorables.

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