Ces journalistes qui mélangent tout.

Je travaille. 

J’ai un job atypique, qui en regroupe plusieurs (et qui doit être très différent du tien, cher lecteur) : je danse dans des spectacles de feu. Mais pas que ; puisque mes collègues et moi-même avons pris le parti de nous débrouiller seuls (« sinon c’est trop facile »), je suis également en charge des chorégraphies, de la mise en scène et surtout de la communication. Car tu vois mon bichon, avant de décider de tout plaquer pour vivre ma vie de saltimbanque, j’ai fait des études de communication et de marketing qui me prédestinaient à me faire plein de fric dans ce beau secteur qu’est la publicité. Et puis un beau jour, mon avenir tout tracé m’a fait flipper : dévouer ma vie à mon agence, jongler entre ulcères et dépression chronique, contrainte d’évoluer dans un milieu de gens-à-mèches et de manipuler des devis à multiples zéros, c’était ma vision de l’enfer. Fuite, changement de cap, je te passe les détails mais 5 ans plus tard me voilà heureuse et fière d’entrer dans ma troisième année d’intermittente du spectacle indemnisée par l’Etat.
Fière pourquoi? Eh bien parce que laisse-moi te dire qu’au-delà de mon accomplissement personnel, ma peau plus douce et mes cheveux infiniment soyeux, devenir intermittent-e du spectacle c’est la croix et la bannière, et que j’ai trimé pendant trois ans pour y arriver. Trois ans durant lesquels j’ai vécu avec seulement 6000 €/an et un soutien inestimable de mes parents.

Alors, tu vois, quand je tombe sur ÇA : 
 …….
 
 
Ce n’est pas la première fois que je lis des conneries à ce sujet, et c’est la fois de trop. 
 

Faisons Le Point, donc.

Pour commencer, j’aimerais préciser qu’« intermittent-e du spectacle » n’est pas un métier, mais un régime. Je te l’ai dit plus haut, mon métier officiel, l’intitulé qui est imprimé noir sur blanc sur mes bulletins de salaire, c’est : « danseuse », parfois « comédienne ».
À quoi correspondent-ils, ces bulletins de salaire? Aux jours où je joue mes spectacles, soit 150 € net qui comptent pour 12h de travail. Parfois, on a de la chance et le lieu de jeu se trouve à une heure de Paris, on ne finit pas trop tard et on peut rentrer dormir chez soi en ayant effectivement fait 12h. Le plus souvent néanmoins, on roule quatre heures en moyenne dans la journée, on prépare le matériel, on installe notre espace (dans des conditions pas toujours évidentes parce qu’en tant qu’artiste tu n’es pas toujours considéré comme quelqu’un de respectable), on joue 40 min puis, après un bref moment d’échanges généralement positifs et encourageants avec notre public, on entame la désinstallation. Il peut être 15h, 18h, 23h, ou 3h du matin, qu’il fasse -5°C ou 33°C, il y aura toujours 1h30 de rangement derrière. La nuit est courte, le retour se fait en début de matinée, en tout et pour tout, j’ai été dédiée à mon métier pendant environ 24h, soit le double de ce pour quoi on me paye.
À quoi ne correspondent pas mes bulletins de salaire? Aux heures bénévoles que je dévoue aux répétitions, à la recherche chorégraphique, à la création, à tout le boulot qui vise à faire connaître ma compagnie. Ce qui me prend le reste de la semaine et qui permet à ma compagnie de grandir, en somme.
Inutile de dire que sans ces indemnités, il serait impossible pour qui que ce soit de se lancer professionnellement dans le spectacle à moins d’intégrer un projet déjà bien abouti. 

Pourquoi ? Parce que voilà comment ça fonctionne :

Pour pouvoir prétendre au fameux Graal de la Sainte-Feignasse, il te faut accumuler 507 heures de travail en 319 jours. Chaque mois, tu déclares à Pôle en bois ce que tu as gagné et surtout, combien d’heures tu as travaillé (le vieil adage selon lequel « le temps c’est de l’argent » na jamais pris autant de sens…). Une indemnité mensuelle calculée en fonction des heures travaillées te sera accordée durant 243 jours. Durant cette période, chaque fois que tu cumuleras 12h, elles seront reportées à la fin de ta période, ce qui va décaler la deadline fatidique des 243 jours. Si, au terme de ces 243 jours + X heures, tu n’as pas bouclé ces 507 heures : adieu veaux, vaches, cochons et indemnités, il te faut retrouver une période de 319 jours avec 507 heures de travail dedans. (Tu ne comprends rien ? C’est normal, ce n’est pas fait pour être simple – c’est te dire à quel point il faut déêtre chaud, au départ, pour se lancer.)
On peut se dire que justement, c’est super facile, à raison d’un contrat classique de 35h, tu les fais en 15 semaines et qu’on n’est pas payé à ne rien foutre le reste de l’année pour autant. Oui mais voilà, si tu te dis ça, c’est parce que, contrairement à moi, ton travail n’a rien d’artistique (ou de relatif à l’artistique, je pense notamment à nos précieux techniciens). Tu as un contrat un poil moins précaire que le mien, qui n’est finalement ni plus ni moins qu’un CDD de 12h. Si. En fait, imagine que pour chaque jour où tu te pointes au bureau, tu as passé un mois à démarcher, négocier, concilier, te préparer pour cette journée. Ce que toi tu fais entre chaque nouveau job, je le fais entre chaque nouveau contrat. Depuis le début, à chaque fois, sans relâche.
Dans sa lettre ouverte publiée sur facebook le 28 Octobre 2012, Jacques-Emmanuel Astor relève avec justesse :

Je ne connais pas d’assistant réalisateur, d’assistant caméra, d’ingénieur du son ou autres professionnels de la profession, qui ont choisi ce métier par confort du statut, je ne connais que des techniciens, artistes qui, tout jeune, ont choisi par passion ce mode de vie, sans connaître pour la plupart, les tenants et les aboutissants des calculs unedics à leur encontre. Non messieurs, mesdames les journalistes, au même titre que le journalisme, on n’entre pas dans ce métier par hasard, par intérêt, on y entre uniquement par envie, par passion, quitte à tirer un trait sur une vie classique, facile, rangée, confortable. Mais on l’assume, on ne revendique rien, on ne se plaint pas, on aspire juste à un peu plus d’objectivité de votre part.

Et c’est là l’essence même du débat. C’est la vraie différence entre eux et nous, celle qui fait que ça pleurniche inlassablement que « MÉ CAY PAS JUSTE » : j’aime profondément mon job. Je ne le pratique pas par nécessité mais par passion. Ma chance à moi, c’est d’avoir bossé pour presque rien pendant trois ans avant de célébrer mon premier paiement. C’est d’être fière tous les jours de nos accomplissements, et fière de participer à la culture.

Je ne nie pour autant pas les failles du système actuellement en place.  

Pour commencer, les employés de Pôle-Emploi ne sont pas formés pour nous répondre ou nous suivre, c’est un peu au petit bonheur la chance, et un renouvellement est toujours archi stressant parce qu’un petit rien du tout peut bloquer un dossier pendant des mois (huit, en ce qui me concerne…)
Les abus prolifèrent et rendent les pauvres conseillers P-E paranoïaques en plus d’être incompétents, ce qui n’aide pas.
Un abus en particulier, qui n’est pas l’apanage de tous les intermittents indemnisés mais qui mène pourtant à l’amalgame, ce sont par exemple ces chaînes de télévision qui recrutent sous des contrats intermittents des gens qui n’en sont pas. Chez TF1, on peut venir bosser de 8h à 18h tous les jours, en cumulant des heures qui ouvriront en quelques mois le droit aux indemnités. Merveilleux. Ça arrange évidemment les chaînes, parce que ces contrats à toute petite durée déterminée sont moins coûteux et ne les engagent pas sur le long terme ; et puis au final, qui va refuser ce genre de bénéfice, malgré le statut un peu précaire du CDD, d’autant plus en pleine période de crise ? Personne, jamais. Comme pour le travail au noir, « si on ne le prend pas, un autre le prendra, autant en bénéficier en attendant un CDI (qui ne viendra jamais) » ; …je comprends. Je blâme d’ailleurs évidemment les employeurs bien plus que les employés.
Une réforme intelligente sur le statut consisterait à appuyer ce dernier point : affiner les contrôles et sanctionner ces employeurs abusifs, de manière à ce que leur employés puissent jouir d’un contrat adapté  et nettement plus stable d’une part, et pour que les avantages de l’intermittence ne bénéficient qu’à ceux pour qui il a été créé.
Malheureusement, il paraît plus simple de faire disparaître le vilain petit canard et l’on lutte perpétuellement contre les menaces de suppression du statut, sans lequel, personnellement, je ne saurai plus bien quoi faire. 

Je ne veux pas vous laisser amers, alors clôturons le sujet par le LOL que nous a offert Klaire le 30 octobre 2012.
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84 réflexions sur “Ces journalistes qui mélangent tout.

  1. « Le Point » surfe sur la vague et cherche simplement à attirer l’oeil par des couvertures sensationnalistes. Ce ne sont pas des journalistes tout simplement.
    Ils n’ont pas fait de travail de recherche en profondeur mais les lecteurs du Point n’en demandent pas autant de toute façon. Laissons les torchons à leur place et Merci à toi d’avoir mis les points sur les i.

  2. Pingback: Ces journalistes qui mélangent tout. | Maëlle & Diction | uberslan's Blog

  3. Ce qui est dénoncé c’est que vous ne soyez pas en mesure de vivre de votre travail et que vous le faites payer à la société (même pas – au secteur privé seulement!).
    Et en ce qui me concerne, je trouve ça un peu irresponsable et égoïste.
    Alors, je ne prétends pas que vous ne vous donnez pas de la peine pour réussir dans votre travail, que c’est facile ou autre, mais admettez que vous avez besoin que d’autres travaillent pour vous et payent des impôts pour vous … et tout ça pour quoi? Parce que vous avez choisi de vivre uniquement de votre passion. Imaginez si tout le monde faisait pareil…
    Ok pour permettre à la culture de se développer mais en l’état, ce régime nous conduit à la perte. Peut être faut-il fonctionner par subventions accordées au cas par cas, pendant 2 ans et si après l’artiste ne s’en sort pas, on arrête; ou peut-être serait il responsable que vous ayez un job alimentaire à côté? Questions ouvertes, mais je reste convaincue que le régime des intermittents ne peut rester en l’état…

    • Savez-vous combien d’artistes/techniciens ont un job d’appoint à côté ? Vous pensez que quand je fais de la figuration c’est parce que ça m’éclate, ou pour manger ?
      J’aimerais bien que tout le monde puisse vivre de ce qui le passionne oui, malheureusement on n’est pas dans une société qui y encourage.
      Au passage, je paye aussi mes impôts pour les autres, c’est comme ça que nous fonctionnons en France, les intermittents ne sont pas exonérés des taxes.

      Vous n’avez pas l’air très au fait des réalités, je vous invite donc à visionner cette vidéo intégralement afin d’en apprendre un peu plus :

      Le n°1 qui est plus austère à regarder vaut le coup aussi.

      • Vous voulez niez la réalité: notre société n’est pas celle dont vous rêvez justement. Comment voulez vous que notre société l’encourage alors que l’on n’y vit pas?Aujourd’hui pour vivre il faut créer de la richesse, et il se trouve que votre exercice ne permet même pas de subvenir à vos besoins et en attendant, vous dépendez du travail des autres… Alors, d’accord, votre exercice n’est pas comme celui d’un contrat de travail régulier, mais, très honnêtement, ça ne change en rien au fait que vous dépendez du travail du secteur privé, ça l’explique juste.
        Encore une fois, je ne dis pas que vous êtes gâtés, que vous vivez sur l’or, mais que vous faites pesez votre choix de vie au secteur privé… et ce choix coûte vraiment cher aujourd’hui, alors ce régime mérite d’être revu (et je ne dis pas non plus qu’il faut arrêter de soutenir la culture, mais tout proportion doit être gardée: peut être moins d’artistes mais mieux payés ?).
        Bref, je ne dis pas ça pour vous braquer, mais prenez aussi un peu de recul sur la question…

      • Bonjour, j’ai bien écouté votre mini reportage. Je connais bien le milieu pour avoir été moins même employeur. Juste une question, puisque ce régime n’est pas aussi avantageux qu’on le dit, pourquoi n’est il pas supprimé ? Et que tous les intermittents deviennent intérimaires ??
        Vous allez crier au scandale donc votre régime est beaucoup plus intéressant que le régime général, donc plus couteux et déficitaire. C’est un fait acceptez le. Il y a effectivement une mauvaise propagande sur ce régime, mais il n’y a pas de fumée sans feu et arrêtez d’essayer de nous faire croire que vous êtes des martyres.. Aujourd’hui il y a énormément d’abus qui arrangent aussi bien les employeurs que les employés. La société actuelle n’a plus les moyens d’assumer ce genre de régime.

      • Du coup on supprime tout ce avec quoi on n’est pas entièrement d’accord ? Les sages femmes sont exploitées, elles avaient qu’à être médecin ? Des réformes sur le statut sont nécessaires selon moi pour contrer les abus, celles proposées il y a quelques mois devraient y aider, si elles sont mises en place.

        Quant à notre société qui n’a plus les moyens, faudrait peut etre arrêter de se dire que c’est que nous hein ;)

    • Vous voilà dans la catégorie de ceux qui n’ont pas compris que la culture ne génère d’aucune manière des bénéfices d’ordre monétaires…. Mais uniquement une ascension intellectuelle de l’Homme !
      « Arrêtons d’avoir ou de créer des sentiments… Contentons nous d’une progression économique et notre monde sera meilleur »….. Tu parles…
      Au passage, la vocation même d’un artiste, quel qu’il soit, est de partager son art avec le plus grand monde… Alors nous définir comme des « égoïstes » me paraît quelque peu décalé.
      Votre commentaire est écœurant !

      • Créer de la richesse ?? C’est ce que font les artistes et techniciens (intermittents ou non) à chaque instant !! Je n’ose imaginer ce que serait ma vie aujourd’hui sans le spectacle vivant, la musique, notamment qui à remplacer pour moi les médocs et les séances de psys !!
        Obtenir le statut ne signifie jamais pour eux arrêter de bosser, cela leur permet de se concentrer sur leur projet pour les améliorer et nous faire encore plus vibrer !! J’ai un profond respect et un grand amour pour les artistes et tous ceux qui travaillent dans l’ombre, pour nous offrir un peu de bonheur ! J’ai d’ailleurs décidé de devenir entrepreneur de spectacles pour aller encore plus loin dans cette belle aventure et aider ceux qui m’ont aidés, sans même le savoir, à tenir le cap jusqu’ici. Une chose est sûre ceux qui profitent du système ce sont certains employeurs et certainement pas les salariés !!
        Et n’oubliez pas sans intermittence, plus de spectacles, plus de ciné, plus de radio, plus de télé (bon perso ce dernier point ça ne me dérangerait pas !), plus d’illumination dans les rues pour les fêtes (et oui là aussi ce sont des intermittents bien souvent qui viennent accrocher les loupiotes et je doute que ce soit par passion !)…

    • Il ne faut pas confondre, tout le monde devrait avoir la passion de son travail… Après la culture sélectionne et ne garde que des gens très investis ou passionnés (pensez vous qu’un acteur pas très passionné reste longtemps sur scène ?). Donc la culture ne regroupe pas que des gens gatés mais à des gens auquel on demande d’être passionnés et ce serait la même chose sans l’intermittence, donc celle ci devient logique… Comment la société pourrait demander à des gens d’être passionnés et qu’ils doivent faire autre chose pour créer/ jouer/ oeuvrer ? Cela ne fonctionnerait pas et la culture est moins vive dans les pays ou cela n’existent pas. Si dans ces pays là il y a moins de gens passionnés qui créent, ce n’est pas que l’on est dans un pays ou il y a plus d’enfants gatés, mais dans un pays ou l’on permet un peu plus de culture… Et si tout le monde n’est pas épanoui dans un pays, que peut-on faire sinon aussi profiter de la culture pour compenser ? C’est aussi cette responsabilité qu’ont (heureusement) les artistes et ce n’est pas une mince responsabilité quand ils prennent leur rôle au sérieux…

    • donc d’après ce raisonnement, toutes les personnes travaillant dans des métiers ne générant pas de ‘richesses’ au sens littéral du terme, de l’argent, devraient se sentir égoïstes et irresponsables? exit les bibliothécaires, les agents communaux et je ne dresserai pas la liste..
      un article : http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20140103trib000807739/la-culture-contribue-sept-fois-plus-au-pib-que-l-industrie-automobile.html

      renseigne toi avant d’affirmer

      quelqu’un qui se situe dans la dure période des 3 ans cités plus haut

      • Je suis d’accord, et d’ailleurs pour la plupart nous engendrons des retombées économiques, des gens qui consomment de la culture, des divertissements… Personnellement je travaille pour des événements pour des mairies, des restaurants, des campings, des centres de vacances, et tous ces événement créent de la richesse, les gens se déplacent et consomment… Alors oui certes le système est certainement à revoir, peut-être être plus justement, mais notre activité profite à beaucoup de secteur…

    • et ben une belle couverture, et les gens qui se font chier et passent leur temps a baver devant leur télé réagissent dis dc! j’ai dis reagissent et non reflechissent… oui tu paies pour la culture, comme on paie pour ta secu… apres si tu t’interessais plus au vrai spectacle…. et non a ce que tu vois devant ton ecran, tu comprendrais a quel point il est important que les gens cotisent pour la culture… apres il est vrai que tout le monde devrait cotisé et pas seulement le privé. ensuite cet argent faut bien qu’il vienne de quelque part non? donc qu’il vienne de cotisation ou direct du budget culture, au final cet argent est prelevé quelque part et souvent du meme endroit… demande aux gens du Medef ou ils trouvent leurs milliards? demande aux patrons de Btp quels sont leur marché, d’ou vient l’argent? uniquement de vos poches, si tu remontes a la base, ca vient de ta poche, donc pourquoi montrer seulement du doigts les intermittents, montrons tout le monde du doigt non? tu veux qu’on parle des medecins et de l’industrie pharmaceutique? agriculture? bourse? y en a tellement… ah si et si on parlait de l’exoneration d’impots pour les journalistes tiens? les journaliste du Point par exemple? parce que la je pense qu’il y a à developper…

    • Les intermittents ne vivent au crochet de rien du tout. C’est facile de regarder la « colonne dépense » en fermant les yeux sur les recettes !
      Combien de professions n’ayant rien à voir avec le spectacle vivant, vivent indirectement grace au rayonnement culturel des productions locales (salles de spectacles, production de film, expositions, etc) ? Combien de restaurants et cafetiers on mis la clef sous la porte lors de la dernière annulation du festival d’Avignon ? Elles sont tellement nombreuses, ces « recettes », que les derniers chiffres de l’INSEE affichent un bénéfice de presque 9 milliard d’euro d’apport direct sur le PIB ! C’est 7 fois plus que l’industrie automobile !
      Les intermittents du spectacle, en plus de créer de la richesse intellectuelle, contribuent largement au profit national. Pour comparaison, le trou de la sécu s’élève à 13 milliard d’euros.
      Qu’est-ce qu’il vous faut de plus ???

      Ce que les gens comme vous refusent de voir, c’est que oui, les intermittents coûtent plus de 300 millions d’euros au contribuable de l’UNEDIC, mais non, nous ne vivons pas au crochet de la société, c’est la société qui vit en parti au crochet des intermittents !
      Qu’est que vous croyez ? Que ça ne les arrange pas, tous ces patrons qui font appel à des intermittents corvéables à merci dans l’institutionnel ? Bien sûr que si que ça les arrange, de pouvoir embaucher un gugus 8h, en le faisant travailler 15 ou 20h, à 300km de chez lui, sans lui payer l’hôtel… dans le privé, je connais des syndicats qui se bougent le cul pour moins que ça ! Mais pas chez les artistes et techniciens du spectacle ! Laissez moi vous dire que dans notre secteur, on rigole bien quand on entend les salariés du privé et les syndicats pleurer sur la flexibilité du travail ! Chez nous, les bornes de la flexibilités connaissent des limites que vous ne soupçonnez même pas.
      Le pire, dans cette histoire, c’est que malgré toute cette « richesse » dont vous parlez, et que les intermittents apportent bien… On ne les remercie même pas. On les traite comme des pestiférés au motif qu’ils vivent de leur passion, contrairement à la majorité des autres travailleurs. Quelle aigreur dans votre discours !
      Un conseil si la jalousie vous ronge à ce point : si votre boulot vous emmerde, changez-en.

      • je suis intermittent dans le jeu vidéo et j’ai bossé plus de 2000h l’année dernière.Je n’ai qu’une chose à vous dire merci pour ce long pavé qui résume très bien notre vie dans le jeu vidéo.merci à vous

    • Je suis technicienne sur des tournages. Je suis payée 39 heures semaines alors que je travaille en règle générale 50 heures. Il m’est arrivé de travailler 75 heures/semaine payé 39 heures. Je travaille de parfois de jour, parfois de nuit, dedans ou dehors même en hiver sous la neige, je ne sais jamais ce qui m’attend le mois prochain, je ne peux faire aucun projet mais je ne me plains pas. J’ai choisi mon métier et je ne me plains pas.

      Quand je ne suis pas en tournage je cherche intensément du travail. Tu m’expliques dans ces conditions comment je fais pour trouver un deuxième travail? Et comment trouver un second travail et comment réussir à continuer ce métier? Et comme tenir un rythme aussi intense?

      De plus tu es gentil mais mes impôts je les paye! Je travaille depuis 8 ans et j’ai toujours eu des impôts a payer (sauf peut être la première année). Et tu es gentil mais quand je travaille je cotise pour mon chômage comme n’importe qui en CDD ou CDI, je n’ai pas l’impression de voler qui que ce soit. Et enfin s’il n’y avait pas de gens qui choisissent ce genre de métier adieu télévision, journaliste TV, série et téléfilm, radio, cinéma, théâtre, festival, exposition, concert, musique, etc… Bref adieu culture!

    • Cher Ecnemelc,
      je me dois de ressortir ce magnifique discours qui j’espère vous éclairera et lèvera ce petit voile qui embrume votre esprit….

      Victor Hugo défend le budget de la culture
      
Discours prononcé en 1848 par Victor Hugo devant l’Assemblée Nationale.
      
« Personne plus que moi, messieurs, n’est pénétré de la nécessité, de l’urgente nécessité d’alléger le budget.
      J’ai déjà voté et continuerai de voter la plupart des réductions proposées, à l’exception de celles qui me paraîtraient tarir les sources même de la vie publique et de celles qui, à côté d’une amélioration financière douteuse, me présenteraient une faute politique certaine.
      C’est dans cette dernière catégorie que je range les réductions proposées par le comité des finances sur ce que j’appellerai le budget spécial des lettres, des sciences et des arts.
      Que penseriez-vous, messieurs, d’un particulier qui aurait 500 francs de revenus, qui consacrerait tous les ans à sa culture intellectuelle, pour les sciences, les lettres et les arts, une somme bien modeste : 5 francs, et qui, dans un jour de réforme, voudrait économiser sur son intelligence six sous ?
      Voilà, messieurs, la mesure exacte de l’économie proposée. Eh bien ! Ce que vous ne conseillez pas à un particulier, au dernier des habitants d’un pays civilisé, on ose le conseiller à la France.
      Je viens de vous montrer à quel point l’économie serait petite ; je vais vous montrer maintenant combien le ravage serait grand.
      Ce système d’économie ébranle d’un seul coup tout net cet ensemble d’institutions civilisatrices qui est, pour ainsi dire, la base du développement de la pensée française. Et quel moment choisit-on ? C’est ici, à mon sens, la faute politique grave que je vous signalais en commençant : quel moment choisit-on pour mettre en question toutes les institutions à la fois ?
      Le moment où elles sont plus nécessaires que jamais, le moment où, loin de les restreindre, il faudrait les étendre et les élargir. Eh ! Quel est, en effet, j’en appelle à vos consciences, j’en appelle à vos sentiments à tous, quel est le grand péril de la situation actuelle ?
      L’ignorance. L’ignorance encore plus que la misère. L’ignorance qui nous déborde, qui nous assiège, qui nous investit de toutes parts. C’est à la faveur de l’ignorance que certaines doctrines fatales passent de l’esprit impitoyable des théoriciens dans le cerveau des multitudes. Et c’est dans un pareil moment, devant un pareil danger, qu’on songerait à attaquer, à mutiler, à ébranler toutes ces institutions qui ont pour but spécial de poursuivre, de combattre, de détruire l’ignorance.
      On pourvoit à l’éclairage des villes, on allume tous les soirs, et on fait très bien, des réverbères dans les carrefours, dans les places publiques ; quand donc comprendra-t-on que la nuit peut se faire dans le monde moral et qu’il faut allumer des flambeaux dans les esprits ?
      Oui, messieurs, j’y insiste. Un mal moral, un mal profond nous travaille et nous tourmente. Ce mal moral, cela est étrange à dire, n’est autre chose que l’excès des tendances matérielles.
      Et bien, comment combattre le développement des tendances matérielles ? Par le développement des tendances intellectuelles ; il faut ôter au corps et donner à l’âme. Quand je dis : il faut ôter au corps et donner à l’âme, ne vous méprenez pas sur mon sentiment. Vous me comprenez tous ; je souhaite passionnément, comme chacun de vous, l’amélioration du sort matériel des classes souffrantes ; c’est là selon moi, le grand, l’excellent progrès auquel nous devons tous tendre de tous nos voeux comme hommes et de tous nos efforts comme législateurs.
      Eh bien la grande erreur de notre temps, ça a été de pencher, je dis plus, de courber l’esprit des hommes vers la recherche du bien matériel.
      Il importe, messieurs, de remédier au mal ; il faut redresser pour ainsi dire l’esprit de l’homme ; il faut, et c’est la grande mission, la mission spéciale du ministère de l’instruction publique, il faut relever l’esprit de l’homme, le tourner vers la conscience, vers le beau, le juste et le vrai, le désintéressé et le grand. C’est là, et seulement là, que vous trouverez la paix de l’homme avec lui-même et par conséquent la paix de l’homme avec la société. Pour arriver à ce but, messieurs, que faudrait-il faire ?
      Il faudrait multiplier les écoles, les chaires, les bibliothèques, les musées, les théâtres, les librairies. Il faudrait multiplier les maisons d’études où l’on médite, où l’on s’instruit, où l’on se recueille, où l’on apprend quelque chose, où l’on devient meilleur ; en un mot, il faudrait faire pénétrer de toutes parts la lumière dans l’esprit du peuple ; car c’est par les ténèbres qu’on le perd.
      Ce résultat, vous l’aurez quand vous voudrez. Quand vous le voudrez, vous aurez en France un magnifique mouvement intellectuel ; ce mouvement, vous l’avez déjà ; il ne s’agit pas de l’utiliser et de le diriger ; il ne s’agit que de bien cultiver le sol.
      L’époque où vous êtes est une époque riche et féconde ; ce ne sont pas les intelligences qui manquent, ce ne sont pas les talents, ce ne sont pas les grandes aptitudes ; ce qui manque, c’est l’impulsion sympathique, c’est l’ encouragement enthousiaste d’un grand gouvernement. Je voterai contre toutes les réductions que je viens de vous signaler et qui amoindriraient l’éclat utile des lettres, des arts et des sciences. Je ne dirai plus qu’un mot aux honorables auteurs du rapport. Vous êtes tombés dans une méprise regrettable ; vous avez cru faire une économie d’argent, c’est une économie de gloire que vous faites. Je la repousse pour la dignité de la France, je la repousse pour l’honneur de la République. »
      Pour moi tout est dit, et suis dans le regret de vous dire que je ne resterai pas sur ce post pour ferrailler avec vous…

    • On est en plein sur une question purement philosophique : « Notre société doit-elle faire en sorte de faire vivre tous les arts? » Ou bien « Les arts qui ne sont pas capables de vivre des recettes de l’intérêt général méritent ils de vivre? » : C’est LA question à se poser.
      On peut penser que la culture est capitale et doit être financée, on peut penser que c’est un gouffre inutile et que ça ne crée pas une richesse suffisamment pesante pour mériter d’être prise en charge par les contribuables.
      Il faut bien avouer que l’intérêt du plus grand nombre pour le spectacle vivant s’essouffle et qu’en dehors des structures subventionnées par le ministère ( les CCN ), ou bien les compagnies « grand public » ( opéra de Paris ), le spectacle vivant reste quasiment à la frontière du spectacle de rue. C’est à dire au plus bas niveau dans l’intérêt que l’on peut porter aux choses. Cela suscite la « curiosité », c’est tout. Une occasion, on s’arrête, on regarde, c’est fini, on s’en va, on oublie.
      Tout se résume finalement à décider ce qui est important. Je suis danseur, et j’ai travaillé professionnellement. Malgré ma passion, je travaille aujourd’hui dans la restauration. J’ai arrêté à cause de l’impossibilité que j’avais à me réaliser dans les contrats que j’obtenais, et à cause de la précarité du statut social, et de l’absence de progression et de reconnaissance qui sont des choses importantes pour moi. Le spectacle est d’une ingratitude monstrueuse, comme le dit très bien l’article.
      Aujourd’hui un nombre très important d’artistes n’ont pas de contrats, vivent soit de petits boulots, soit grâce à leur famille, et dépensent des fortunes pour s’entrainer, et vivre à Paris, sans aucune promesse de réussite. De plus en plus de monde, et de moins en moins de place.
      Alors que faut-il faire face à ça? Faut-il faire quelque chose d’ailleurs? A-t-on vraiment envie de subventionner les petits artistes? Je pense que la majorité des gens voient la création artistique comme un passe-temps superficiel d’enfant gâté, et que par conséquent celle-ci est sur le point de mourir, au profit du grand spectacle, des arts riches, et d’internet.

    • Vous n’avez absolument rien compris au régime intermittent du spectacle!
      Tout d’abord, nous n’avons pas spécialement besoin que d’autres travaillent pour payer nos impôts, dans la mesure où NOUS payons aussi, comme tout citoyen lambda, nos impôts (sur le revenu, taxe d’habitation etc).
      L’intermittence concerne des tas de métiers artistique.
      Pour ma part, je suis musicien. Je joue dans plusieurs groupes, et nous faisons « danser » les gens, dans des bars, des restaurants, des bals, des soirée d’entreprise. Chacune de ces prestations est un CDD. Pourquoi? parce que les gens, ne festoyant majoritairement que le week end, ils est impensable pour nos multiples employeurs de nous embaucher à plein temps. Imaginez par exemple que vous vous mariez, vous décidez de faire UNE soirée avec orchestre, pour faire danser vos invités… vous n’allez pas donner un CDI à chacun des membres de l’orchestre tout de même!?! Et bien vous nous employez, en tant que particulier (un organisme, le GUSO, est fait pour ça, mais je passe les détails techniques), en nous donnant un CDD qui ne sera valable que le temps de la prestation…
      Les CDI sont donc très souvent incompatibles avec la majorité des métiers du spectacle.
      Vous n’avez donc, disais-je, rien compris à ce régime; il concerne essentiellement l’attribution de l’assurance chômage, qui diffère du régime général de par sa forme. Mais sur le fond, à peu de choses près, c’est la même chose.
      Dans le régime général, il arrive que des salariés aient des CDD, et quand ils y arrivent à terme, ils sont indemnisés par l’assurance chômage….
      Et bien nous c’est la même chose, sauf que notre capital travail n’est pas « continu », il serait plutôt en forme de gruyère où les trouves seraient plus nombreux que la pâte… et notre capital chômage n’est pas continue aussi, il s’intercale entre nos jours « travaillés »; il comble les trous quoi.
      Et que faisons nous ces jours là justement? Et bien nous « travaillons » nos instruments, « relevons » et travaillons tous les titres à interpréter, répétons pour vous donner des spectacles d’une qualité professionnelle, passons des coup de fil pour trouver de nouveaux employeurs, allons parfois rencontrer de visu ces mêmes employeurs, pour « checker » la sallle, etc…

      Bien à vous…

      • Sans rentrer dans des réponses individuelles: j’ai bien compris votre régime, votre situation et mon discours n’est empreint d’aucune mauvaise foi. Et on n’est pas là pour parler des journalistes / boulangers / militaires ou des autres « régimes spéciaux », donc inutile d’étaler le débat ailleurs.
        Encore une fois, je ne dis pas que vous vivez dans le luxe, que votre travail est facile, que vous ne servez à rien et que vous êtes des fainéants. Je n’ai jamais dit non plus que l’Etat ne doit pas soutenir la culture. Mais ça doit être fait dans une juste mesure, et ce régime n’y contribue pas.

        C’est un fait, c’est mathématique, vous avez besoin que vous soient alloués des aides extérieures pour continuer à vivre de votre passion. Votre régime ne « s’auto-finance » pas tout seul. C’est un CONSTAT (en 2010, En 2010: 1,26 milliard d’euros d’indemnités versées, 232 millions d’euros de cotisations perçues).

        Oui vous payez des impôts, mais vos cotisations sont insuffisantes pour payer vos indemnités, c’est une réalité, donc bon, ça ne légitime en rien votre régime! Et tout votre laïus sur vos horaires de boulot, ok, c’est dur, mais combien de français travaillent autant si ce n’est plus que vous? Manifestement plus que vous ne le pensez car à part ceux qui sont aux 35h, la grande majorité des autres se démènent.

        Bref, je suis d’accord, il faut soutenir la culture mais en l’état, ce régime trop coûte cher.
        Comme des milliers de français vous pourriez vous mettre en profession libérale, sous le statut d’auto-entrepreneur. ça n’est pas incompatible.

        Alors, je ne prétends pas avoir de solutions (je faisais des questions ouvertes!), mais en l’état, je trouve que ce régime n’est pas justifié, qu’il coûte excessivement cher, et compte tenu de la situation financière de notre Etat, je trouve irresponsable que certains s’obstinent dans une voie où il n’y a pas assez de travail pour tous (plus de 160.000 intermittents en France!). Vous pensez qu’on fait comment quand il n’y a pas d’offre dans notre domaine? Et bien on en change.

        Bref, c’est mon avis, un point de vue différent du vôtre. J’ai vu vos vidéos, lu vos articles… et si je reconnais que la culture contribue à l’intelligence de l’Homme et qu’elle est indispensable, je continue à penser que ce régime – en l’état – ne se justifie pas. Si vous ne pouvez pas l’entendre sans me faire dire ce que je n’ai pas dit, sans tomber dans des amalgames ou autre, inutile de publier cette réponse ou d’y répondre.

    • Bonjour.
      J’ai eu plusieurs métiers dans ma vie et j’ai toujours dis à mes enfants : « fait un métier que tu aime et fait le mieux que les autres »… Si en France les gens pouvaient avoir la sensation de travailler par plaisir et passion, cela pourrait peut être arranger les choses, si vous ne vivez qu’avec le sentiment de devoir souffrir de votre travail, je vous plains sincèrement.
      Expliquez nous aussi votre concept de « vivre de votre travail », quelle doit être la longueur du cycle d’échange entre l’activité et le salaire ??? Le paysan doit il vendre ses patates au bord des routes ou bien peut il être payé par la « société » quitte à ce qu’elle se nomme Promodès???
      Et aussi, le militaire du Mali, à qui doit il demander sa solde ??? quelle personne dois le « payer » directement sans passer par la « société » ?? Vous croyez que les soldats US sont réglés par les compagnies pétrolières ??? Qui sait ??? Ce sont des gens comme vous, qui en ne comprenant pas les tenants et les aboutissants des choses vont nous mener vers un monde de mercenaires. Bien sur que le fait de supprimer la « nébuleuse » de la « société » arrangerai tout le monde, les grandes entreprises pourraient payer (mais c’est déjà le cas hélas) de pseudos Artistes à des fin publicitaires et les gens comme vous de dire : on est enfin libre …
      Une dernière question aussi, regardez les métiers autours de vous et demandez vous lesquels vous sont vraiment utiles, donc les autres à supprimer !!! réfléchissez y, ça donne le frisson. La culture devrait permettre de ne pas oublier le passé, pensez y.
      Daniel.

    • Vous croyez vraiment que c’est le régime d’intermittent qui, je cite, « nous conduit à la perte? » Donc « eux » vivent grâce aux impôts des « vrais travailleurs » (je le mets entre guillemets car vous n’avez pas l’air de considérer qu’une passion puisse devenir un métier) et c’est  » un peu irresponsable et égoïste ». Vous aimez bien aller voir un spectacle? Un concert? Un film? Quelque chose qui vous enrichit personnellement, vous détend, vous apaise ou attise votre motivation? Tous ces travailleurs maintiennent et tissent cette culture. On en veut, et on en a besoin, sinon quelle tristesse…
      C’est pourquoi je réagis; quand je lis votre commentaire, je vois quelqu’un qui semble être fatigué de payer pour les autres. Je vous comprends, mais s’il vous plaît, je ne crois pas que ce soit aux intermittents de porter le chapeau. Les vrais problèmes ne sont pas là, surtout pas là. Allez plutôt dire ça PE, à la FFF, à la sécu, au gouvernement, à la publicité, enfin bref, au système tout entier, pas à ceux qui essayent avec PLAISIR de NOUS faire PLAISIR pour voir un peu de couleurs dans ce « monde de merde », dixit George Abitbol.

      • Moins d’artistes, mais mieux payés. C’est vrai je suis vraiment conne moi à essayer de faire financer mon projet de film «d’auteur», à vivre aux crochets de la société, ah non pardon parce qu’en tant que scénariste, réalistrice y’a pas d’intermittence pour moi, parce que je suis vendeuse depuis 14ans après 7ans d’études pour vivre et fimancer ma «passion». J’ai le droit de travailler sur mon film le soir, la nuit, les week end et sur mes jours de congé. Je n’arrive pas à vivre de ma passion ? je suis vraiment une merde, comment je me débrouille ! Alors que si j’avais mangé plus de pâtes j’aurais pu faire tenir les 1000€ d’aide à l’écriture obtenue il y a 4 ans. A mais oui c’est vrai je ne l’ai pas obtenue, mais c’est parce que ce que j’écris est pourri et pas parce que les collectivités financent 15 projets sur 150 par ans. Nan c’est vrai, merci de m’ouvrir les yeux. Je vais le signer ce CDI qu’on m’offre à la boutique, histoire d’avoir un VRAI métier comme m’a dit mon conseiller pole enploi et laisser bosser Dany Boon. Et surtout, longue vie à l’exception culturelle, au cinéma francais, au Point et surtout SURTOUT à ses lecteur.

  4. haaa merci pour ton post ça fait du bien a lire…je m’en vais de ce pas le partager pour montrer a mes amis qui trouvent que mon statut d’intermittente branleuse (et encore je suis en post prod je pense que je n’ai pas trop a me plaindre) c’est abusééé…même si parfois ils me voient enchainer des semaines de 90h….
    et encore tu n’as pâs abordé la joir de par exemple essayer de louer un logement décent avec la sublime mention « intermittent du spectacle » parce que des fois ça vaut son pesant de cacahuetes

    bon courage a toi!

  5. Bonjour chère danseuse
    Il est bien écrit ton billet et on a envie d’adhérer parce que tu sais quoi, ben j’en aurais presque la larme à l’œil à t’écouter. Ça m’rappelle 2003 ou on en finissait plus de se faire pourrir des spectacles et des festivals par des assemblées générales qui n’en finissaient plus
    tu peux pas savoir comment ça me gonflait. Pendant ce temps là je ne produisais pas, enfin si peu
    Remarque ça a eu un avantage, Le statut de l’intermittence a été légèrement nettoyé et on a gagné en qualité, on a gagné en professionnalisation du statut
    Rappelles toi par exemple cette profusion de spectacles à Aurillac, ou par chance ou malchance tu pouvais tomber sur le meilleur comme le pire. Oui je sais, tous n’étaient pas des intermittents…
    Alors on remet le couvert ?
    Mais vous voulez quoi au final ? Qu’on ne touche pas à vos privilèges quand d’autres se font débarquer par centaines de leur boulot du jour au lendemain ?
    Regardes moi dans les yeux miss, c’est bien toi qui l’a choisi ton métier, personne ne t’as forcé
    alors il serait bien d’en accepter les avantages et les inconvénients et arrêter de tout le temps pleurer sur ton sort. Je sais pas pourquoi, mais je te sens pourtant épanouie dans tes réalisations non ?
    tu vois miss Maëlle, je suis aussi un peu comme toi, on me rémunère pour le boulot que je produis, ce qui ce voit
    Je ne compte pas mes heures à faire les devis, les factures, ma promotion,, la recherche de clients, les installations si besoin, les repérages, les frais de déplacements, les temps de l’editing, du traitement, des investissements, des études de marché, etc etc
    Et quand au final je touche 150 comme toi, moi c’est pas du net, c’est du brut, je dois régler mes cotisations sociales, ma retraite, mes assurances, mes impôts…
    Et quand je n’ai pas de commande qui découle de tout ce que je viens d’énumérer, je touche queue dalle ! je reste chez moi et j’attends pas mon versement assedic
    C’est notre grande différence entre nous les professions libérales et vous les professions subventionnées ou privilégiées
    J’aime pas bien le terme mais ça à le mérite d’être clair et compréhensible de tous
    L’autre différence, c’est qu’on a fait le même choix d’être libre dans nos métiers mais moi je ne me plains car je l’ai fait en connaissance de cause et surtout en toute indépendance financiere…
    Bizarrement on fait parti de ce même monde artistique mais on est pas du tout loti à la même enseigne
    Je n’ai rien contre votre combat, mais ne comptez pas sur moi pour vous soutenir car je pense simplement qu’il faut reformer ce statut pour qu’il i ait un peu plus d’égalité entre nous
    On va bien se recroiser sur un spectacle ou un festival quoique j’en fait beaucoup moins car niveau tarif je vous trouve un peu radin sur les bords alors que vos prestations (cachet artistique) ne sont pas forcement données
    Oui je sais aussi que tu vas me dire que vous ne bossez pas tout ce que vous voudriez et vous compensez. ça va ce discours là je le connais aussi ;)
    Bon ben sur ce, bon courage en espérant que la qualité gagne encore un petit peu plus sur la quantité
    Pour mémoire, le statut de l’intermittence a été crée à une autre époque qui comptait beaucoup moins d’élus, et si on regarde bien dans d’autres pays, ce statut privilégiée n’existe tout simplement pas
    tu vois ce n’est pas qu’une question d’heure qui s’apparente à la forme, mais plus à une question de fond qui concerne le rapport de l’indemnisation et du temps donné
    je crois savoir sauf erreur de ma part que pour 3 mois travaillés c’est 10 mois indemnisés (bien sur dans le temps imparti qui conditionne les droits)
    Entre parenthèse, si tu fais de l’interim, le rapport travail indemnisation n’est pas aussi avantageux
    Bon bref passons
    Oups j’ai pas vu l’heure…
    Allez bonne nuit Maelle (bonne) diction
    Et comme dirait l’autre, @ un de ces jours

    • Mais dis-donc Fernando, c’est que t’en avais des choses à dire !
      Bon, déjà, est-ce que je dis qu’on m’a forcée ? Est-ce que je me plains d’autre chose que des rumeurs fausses qui circulent au sujet du régime ? Non, j’explique, je détaille, je réponds au qualificatif d' »enfant gaté », voilà tout. Si tu considères mon billet comme une complainte, je te suggère de relire le tiens. Tiens, prends un mouchoir, je sens toute l’émotion qui t’envahit là, tu vas pas me morver sur le clavier quand même. Quant au prix du spectacle, allons allons, tu dois quand même bien te douter qu’entre mon cachet net (pour 12h rappelons-le, pas pour la demi-heure de spectacle que tu verras, le dessous de l’iceberg en quelque sortes, oui si tu sais, les gros blocs de glace dont on ne voit que le bout, voilà, çà), et le prix de l’entrée, il y a encore les cachets des techniciens, la location du matos sono/lumières, d’une scène, d’un lieu, le coût des repas, des logements, et d’autres choses à compter ? Et sachant que je joue environ 80% de shows gratuits ou avec une entrée à moins de 10e (pour un événement complet hein, pas que pour nous, on s’fout pas d’votre gueule nous m’sieur, y’en a pour son sou !), ta logique on la fait marcher comment bonhomme ?
      Si tu veux tu peux en apprendre un peu plus en matant la vidéo que j’ai posté un peu plus haut dans les commentaires, tu verras, c’est rudement bien expliqué. Si t’es chaud il y a la vidéo Riposte n°1 à mater aussi, elle te sera suggérée en même temps que l’autre. Parce que tes histoires de 3 mois de travail comptent pour 10 mois d’indemnités, de subventions (tu parles à une compagnie qui s’auto-produit, pas de chance), et autres privilèges prouvent simplement que tu n’as pas fait le tour du sujet. Je ne peux pas t’en vouloir, c’est pénible et puis c’est quand même plus facile de dire qu’on profite du système plutôt que d’aller s’interroger sur les tenants et aboutissants du sujet. Par contre si tu reviens, sois gentil de savoir de quoi tu parles, ça nous évitera à tous les deux de perdre du temps.

      • Bonjour,

        J’ai énormément apprécié votre article et les commentaires. Mais il me semble que vous ne répondez pas à la question fondamentale posée par Fernando :
        « Je ne compte pas mes heures à faire les devis, les factures, ma promotion,, la recherche de clients, les installations si besoin, les repérages, les frais de déplacements, les temps de l’editing, du traitement, des investissements, des études de marché, etc etc
        Et quand au final je touche 150 comme toi, moi c’est pas du net, c’est du brut, je dois régler mes cotisations sociales, ma retraite, mes assurances, mes impôts… »

        En gros :
        – Une profession libéral doit aussi passer énormément de temps à démarcher, préparer, innover, etc… et ce n’est pas rémunéré ! Pourquoi les intermittents devraient être rémunérés pour ça ?

        Par ailleurs, les personnes en interim passent également du temps à démarcher, postuler pour obtenir des contrats. Pourquoi les intermittents devraient être subventionnés et aidés plus qu’eux ?

        Merci pour vos réponses,

        George

      • Vous n’avez pas tort mais vous n’avez pas raison non plus, mon compagnon est artisan et je vous garantis qu’il aimerait bien avoir un régime comme le vôtre, il se lève chaque nuit vers 2h du matin et bosse jusqu’à la pause déjeuner, et rebelote jusqu’à 18, 19h ceci chaque jour, il travaille également 6 jours sur 7 et ne prend que le dimanche pour essayer de se reposer, alors excusez mais on ne va pas pleurer, lui aussi a choisi ce travail qui est aussi un travail d’artiste, et il cotise à de nombreuses caisses à payer des charges, des compléments de retraites, des assurances et j’en passe, nous ne sommes pas riches nous n’avons pas de maison et s’il est malade il va travailler parce qu’il ne peut se permettre de s’arrêter avec tout ce qu’il a à payer. Je connais bien votre métier je travaillais dans les animations, désolée de vous le dire mais votre rythme n’est pas celui de l’artisan ni même du mien, je vous ai vu monter et démonter mais tous les intermittents ne sont pas pareils, la plupart mettent beaucoup plus de temps que n’importe quelle équipe technique pour faire ce travail, les heures à attendre que vous vous décidiez à vous mettre enfin en branle pour moi c’était du temps perdu, les caprices des uns et des autres, je m’en rappelle bien, et je dois dire que tout le monde du spectacle n’est pas comme ça, pour certains c’est carré et tout roule pour d’autres, pas toujours les meilleurs d’ailleurs, c’est toujours compliqué et souvent imbus de leur statut d’artiste qu’ils portent comme un flambeau ils en abusent, alors excusez moi encore je ne pleurerai pas sur vous, j’ai préparé beaucoup de spectacle, la remarque générale concernant beaucoup d’intermittents, c’est cool ma poule rien à voir avec le travail d’artisans ou de responsables de petites entreprises, eux s’ils arrêtent de travailler ils ne mangent pas, ils ne paient pas leur loyer ni leur outil de travail, ni leurs employés s’ils en ont, vous, vous êtes pas riches certes c’est aussi votre choix de vie, mais vous ne vivez pas mal grace aux subsides privés et publics, et il existe une sécurité que n’ont pas un nombre important de personnes, surtout en ce moment ou énormément de boîtes ferment, tout le monde n’a pas envie de donner de la précarité à ses enfants, désolée de vous le dire critiquer la société mais en profiter largement, ça s’appelle cracher dans la soupe.

      • En profiter largement ? Vous voulez mes bulletins de salaire ?
        Quant à mes enfants, ils restent inexistants, ce n’est pas pour moi et effectivement ça tombe bien, ils n’auront pas a subir mes absences répétées qui attristent déjà mon chat, ni à être privés de schokobons parce que maman n’a plus de sous ce mois-ci. Bon, au passage, j’ai vécu sans indemnités pendant 3 ans en cotisant quand même gentiment, et avec 200 balles par mois on va pas loin, donc vos histoires d’artisans qui mangent pas s’ils bossent pas, et qui vont travailler même malades merci, je connais. D’ailleurs figurez-vous que c’est mon activité secondaire, l’artisanat. Ha.
        Je trouve intéressant que vous considériez que vos quelques années d’expériences dans une niche du domaine du spectacle vous donne une légitimité totale sur un sujet que visiblement vous ne maitrisez qu’à l’affect. Donc bon ben écoutez, désolée que vous ayez rencontré quelques feignasses ici ou là, ça arrive, je ne sais pas si vous avez vous-même une patate à toute épreuve tous les jours mais c’est le cas de peu de personnes, et si c’est le votre alors félicitations, vous me donnerez votre recette, ça pourrait me servir.
        Enfin, je ne me plains pas de mes choix. Jamais. Je me plains des rumeurs et bêtises colportées sur ce régime, qui prolifèrent depuis des années sans jamais être remises en question. Maintenant c’est fait. Et je ne dis pas qu’on devrait être les seuls a bénéficier d’aides, au contraire, je suis de ceux qui se battent pour que les gens vivent heureux, pas le contraire.
        Allez, c’est l’heure de la soupe, j’ai un glaviot a aller cracher moi.

      • Bonjour,
        comme le signale George, la malédiction de s’enfermer dans sa bulle ne permet pas de répondre à la question fondamentale pourquoi vous et pas moi
        ça fait plus de 10 ans que j’entend ce discours (grèves de 2003 et vécue de l’intérieur) donc je commence à être habitué
        C’est un peu comme si vous demandiez à un croyant de vous expliquer dieu, il conclura souvent « ben c’est comme ça » et en plus il nous prendrait presque pour un con
        Mais bien sûr, I like it !
        Non plus sérieusement, personne ne remet en cause l’existence de tout artiste, toute culture, toute démarche intellectuelle par le spectacle vivant mais faut pas pousser mémé dans les orties !
        J’aimerais quand même qu’il i ait une prise de conscience que sans être gâté, gavé, assisté il i a une forme de favoritisme dans votre statut qui vous classe dans les régimes spéciaux, donc des privilégiés
        Maintenant, si vous ne voulez pas l’entendre, c’est votre problème, mais je vous le dit et rappelle
        toute vérité n’est jamais bonne à entendre, je le conçois, mais comme dirait l’autre (le croyant) c’est comme ça
        Quant aux vidéos, vous me prenez toujours pour un con j’ai l’impression, mais bien sûr que je les ai vu et revue aussi
        Je pourrai à la façon de ce brave homme démonter ses arguments un à un et ça commence à la 1ere minute du reportage ou à situation particulière il i aurait une annexe particulière
        Ben bien sûr, et l’intérimaire précaire ballotté de cdd en cdd avec ces feuilles assedic à chaque employeur ou il s’aperçoit au final que son indemnisation sera tronquée de qq jours de carence et qu’au bout de 2 ou 3 rdv manqués au pole emploi, il risque d’être radié,
        et aprés ça notre brave homme va nous parler de solidarité interprofessionnelle
        hmmmm ça c’est normal miss Maelle ? Bon j’arrête là ou on continue ?
        Non je n’irais pas plus loin, ce mec est si convaincu…
        On appelle comment cette méthode ? ;)
        Donc fille, en parlant des tenants et des aboutissants, je vais te poser une question simple
        car on va polémiquer sur la forme avec ces batailles de chiffres (le mec de la vidéo il sait tout, on peut pas lutter lollll)
        question :
        Est ce que la culture peut exister sans ce régime spécial ?
        Merci de me répondre clairement, sincèrement et surtout objectivement

      • Pourquoi moi et pas toi ? Bon, c’est pas moi qui ai inventé ce régime hein, il faudrait leur demander à eux surtout, mais je pense que le secteur culturel est par définition instable car il n’est pas lié justement à une logique de marché. J’imagine que tu as fait un business plan quand tu t’es lancé dans ton activité libérale (qui n’a pas l’air pour autant libératrice), et que tu as pu anticiper à quelques années l’évolution du marché et de ton activité. Nous c’est plus compliqué.
        Je ne dis nulle part qu’on est les plus à plaindre. Évidemment que non, je me considère même chanceuse. Je ne me sens pas privilégiée par rapport à la société, faut pas déconner (du moins pas grâce à mon régime d’assurance chômage), mais privilégiée par rapport aux autres intermittents oui, parce que tout le monde n’a pas la chance d’avoir des parents qui ont l’envie et les moyens de soutenir leurs enfants et que sans ça, j’aurais dû faire autre chose. Oui parce que les 3 ans à cotiser sans être indemnisé-e-s on les sent bien passer.

        Bien que ton petit ton paternaliste ne soit absolument pas engageant et que je tire la chasse sur ton injonction de te répondre, garçon, je vais quand même ajouter que non, sans ce régime, en l’état actuel des choses, la culture ne peut pas se développer. Pas dans tous les domaines. A part les réformes proposées il y a quelques mois (qui me paraissaient plutôt judicieuses dans une optique de limitation des abus, dont je ne nie absolument pas l’existence d’ailleurs, au contraire je les déplore), moi je n’ai pas de meilleure solution, en même temps c’est pas mon métier ça, de proposer des lois, y’en a qui sont grassement payés pour (POURKOI EUX ET PA MWAAAAA BOUHOUH CAY PAS JUSTE), qu’ils fassent leur boulot.

        Personnellement je suis plus dans une réflexion qui me pousse à vouloir plus de droits/un meilleur statut pour les artisans (par exemple hein, comprendre « pour les autres qui triment comme des dingues eux aussi »), plutôt que de gueuler partout que PISKEU MOI J’GALÈRE EH BAH TOUT L’MONDE Y DOIT GALÉRER PASKEU CAY PAS JUSTE D’ABORD. M’enfin.

      • @Fernando:
        à votre question:
        « Est ce que la culture peut exister sans ce régime spécial ?
        Merci de me répondre clairement, sincèrement et surtout objectivement »

        Oui si on payait les artistes à leurs justes valeurs. Un exemple simple: un musicien est payé le double voire le triple dans certains pays (Allemagne pour ne citer que nos voisins qu’on prend si souvent en exemple). Alors oui: ce statut serait inutile.
        Je peux vous assurer que certains se gavent avec ce statut, je suis d’accord avec vous mais c’est une minorité et ce sont ceux-là qu’ils faut combattre. Pour les autres, le tarifs horaires est des fois inférieur au SMIC.
        Et à ma question, répondez « sincèrement et surtout objectivemen »: si ce statut est si avantageux, pourquoi ne changez vous pas de métier? Vous verrez c’est le pied !!!

      • Bon puisque personne n’ose lui dire je m’y colle.Fernando pitié arretez là svp. Les gens ne connaissent vraiment mais vraiment rien à ce système. Le calcul de l’intermittence par exemple. Je bosse comme sound designer dans les jeux vidéos et travaille 50 heures minimun par semaine.l’année dernière j’ai déclarée plus de 2000heures donc jai eu 4 fois le nombre d’heures demandées et pourtant je n’ai jamais rien touché.

        Pourquoi parce que jai la chance de pouvoir tout le temps travaillé. Les mois ou je ne suis pas dans les jeux vidéos je donne des cours dans des écoles privées. Du coup je ne touche jamais d’allocations chômage puisque mes heures travaillées comme prof vont dans le régime général et donc ca fait deux ans que je n’ai pas touché d’indemnités. J’ai payé mes impots (2750€) comme tout le monde, ma taxe d’habitation comme tout le monde, je nai pas de rsa, d’aide au logement, rien. Donc on va faire simple j’ai de la chance d’être dans un secteur stable. Maintenant on va expliquer pour que tout le monde comprenne bien.

        Les indemnités qui nous sont versées sont comptabilisées pour le paiement sur le revenu. Nous le logement on peut se le mettre dans le cul,les agences ne nous font pas confiance, être propriétaire pas possible on n’a pas de statut fixe, une vie de famille en mode fonctionnaire je quitte à 17h30 pour aller chercher les enfants à l’école mdr dans tes rêves. Vous dîtes « vous travaillez 3 mois et puis sling jackpot ». Vous pensez qu’on fait 507h en 3 mois. On marche par cachets de 12h, il nous faut 42 cachets pour avoir notre statut.quand des groupes de music font des représentations par exemple celaa compte comme un cachet donc il en faut 42 vous vous imaginez bien du coup que l’on met plutôt 8/9 voir 10 mois a avoir le statut sachant que par malheur si on a pas le bon nombre de cachet ou le nombre d’heures on dégage illico du régime. Vous avez dit avantageux, notre système profite à tous les employeurs, trouvez moi un mec en cdi qui accepterait de faire 80h par semaine pendant 3mois payé 35h, d’aller bosser sur un festival à 300km de chez lui de consacrer son week end et ses jours non travaillés à améliorer ses compétences dans son domaine. Mon cul on a déjà du mal a faire travailler toute la population plus de 35h alors faut arrêter.Vous voulez de la tune en france ok regardez les paradis fiscaux, les arnaques à l’assurance, le trou de la sécu, les arrets de travail mythos et n’allez pas me dire que c’est pas un record dans la fonction publique et le secteur privé. C’est bizarre sous l’ère sarkozy fallait a tout prix réduire le nombre de personnes dans le public on parlait des branlos du secteur public maintenant ce sont les intermittents.vous verrez bientôt on trouvera une autre cible. MEDEF A QUI LE TOUR?

      • oups j’ai oublié de répondre
        je suis photographe indépendant
        et quelques festivals à mon actifs, où j’ai côtoyé beaucoup d’intermittents quel qu’ils soient, techno, régisseurs, acteurs, musiciens,…
        Voilà
        Je vous suis de loin car un peu pris par ailleurs mais je continue à vous lire
        Je vous re-précise que je ne suis pas pour la suppression de ce statut mais qu’une réforme un peu plus équitable entre vous et toutes les activités culturelles et artistiques seraient la bienvenue
        ça m’fait pensé un peu à un vol d’avion, on va tous au même endroit mais pas un n’a payé le même prix. Mieux vaut pas le savoir, ou fermé sa gueule, selon le cas, sinon ben forcement on est regardé de travers où toujours selon le cas, on a l’impression de s’être fait baisé…

  6. Et puis cette manie de vouloir rendre la culture rentable! Depuis Louis 14 la culture en France existe grâce au soutient de l’Etat. Alors si on supprime l’intermittence, il faudra compenser par plus de subventions…..ce qui ne risque pas d’arriver…nous en viendrons donc à avoir une société avec beaucoup moins de culture, donc beaucoup moins de savoir, donc beaucoup moins d’imagination et de liberté d’éveil pour chacun. Je vous promets alors une belle société où le mot d’ordre sera d’être rentable ABSOLUMENT (ce qui bien sur sera impossible pour tout le monde puisqu’il n’y a pas assez de travail ), où à n’importe quelle faiblesse on vous éjectera. Oui, supprimons l’aide à la culture, ces ratés qui ne passent pas sur TF1 et qui profitent de nos sous, et puis brulons les Rmistes, et soyons de bonnes machines qui obéissent bien et qui produisent jusqu’à en crever…on se prépare un joli monde pour nos mômes. A tous ces jolis penseurs du fric, allez voir dans les pays où il y a peu de théâtre, peu de livres, peu de savoir…et regardez les gens y vivre et y penser…vous comprendrez que hélas, la misère culturelle amène la misère intellectuelle et la misère tout court. Car dans la vie il vaut mieux être instruit et cultivé que riche ( avec de la matière grise on peut faire des choses, avec de l’argent on peut ne rien faire).

  7. Ecnemelc, si ton avenir à toi est de se faire chier au boulot, de détester ton patron et de te lever tous les matins en te disant,  » putain fait chier je vais encore bosser pour des cons mais bon, au moins je suis tranquille j’ai un taf ». Libre à toi d’avoir cette pensée et de détester ta vie mais s’il te plais déteste pas celle des autres et je t’encourage à avoir les couilles d’entrer dans le monde des feignants assistés pour vivre dans la précarité jusqu’à, environ sans doute, le reste de ta vie. Pour ma part j’ai choisi de vivre de ma passion et malgrès le maigre salaire que me donne mes employeurs. Merci à toi de m’enrichir comme tu dis, mais pour ton information, je paie 1700€ d’impôts par mois et j’en gagne largement pas plus … Où est la logique. Je participe à la dépense démente de se système dans lequel on vit. Et s’il te plais comme le dit la créatrice de site (fort bien tenu et agréablement accompagné d’argument solide) regarde la vidéo. T’y comprendra sûrement pas grand chose mais ça c’est normal. Aller, merci et au revoir d’être venu. Désolé pour certaines fautes par se quand plus d’aitre un féniant d’intermittent, je sui un peu illetré. Amour, glaire et beauté, pamplemousse et saint Bernard. Je vous bise.

  8. Joli article, et on conviendra que ce genre d’article devrait faire perdre leur carte de journaliste aux auteurs. Mais faites attention, vous (intermittents qui prenez la parole dans les commentaires) êtes ben méprisant envers les autres métiers / passions / professions. Un peu comme si, on ne pouvait pas vivre de sa passion. Comme si toucher un salaire c’était forcément bosser pour un connard et se faire chier au boulot. J’aime mon travail, je le fait par choix et je sais être chanceux d’en vivre. Mais moi non plus, je ne compte pas mes heures de recherches, approfondissements, veille, apprentissages qui font grandir ma pratique. Et moi par contre je n’ai place ma pratique comme pouvant sauver l’humanité.

  9. Je suis technicien en informatique… j’ai longtemps voulu etre technicien du spectacle, j’ai même mis un-pied-et-demi dedans.. passionné jusqu’à l’os, volontaire. .. et même assez competent aux dires de mes pairs… mais alors pourquoi ne pas avoir suivi ma voie? Et bien tout simplement parce que je n’ai pas eu le courage de vivre ce quotidien… de galerer pour la moindre depense, de me voir fermer les portes des organismes de crédit… etc…
    Alors effectivement, un journal qui ose considerer les intermittents comme des privilégiés, ca me fait juste vomir!
    Quant a vous, chère artiste, je vous applaudis chaudement et, oui, je suis fier de savoir que mes impôts vous servent a vivre.
    Amitiés

  10. la france des enfants gâtés, des privilégiés, j’en fait partie. Depuis 5 ans je suis agent SNCF, pas du tout par vocation (au départ), soyons clairs. Donc je fais partie de ces « inadmissibles privilégiés »… privilégié, de bosser en 3/8 payé en dessous du smic horaire, ou (comme une grosse moitié de mes collègues travaillant en île de france) d’être un déraciné qui ne rentrera chez lui qu’après 10/15/20 ans au service des parisiens (la plupart du temps c’est 10 ans minimum avant l’étude d’un dossier de mutation pour rentrer a la maison)…alors on veut me supprimer mes « avantages » : le train gratos, encore heureux sinon je devrais faire un chrome pour aller bosser (déjà que la 1/2 de mes deniers annuels passent dans l’appart que je suis obligé de louer en region parisienne a cause des 3/8) et ensuite… quels sont les autres avantages??? ha oui, le statut, l’embauche « à vie », ha bah là, je n’aurais qu’une chose a dire (mise a part qu’il a été gagné de dure lutte par des gens qui se battaient encore pour leur condition et pour ne pas être des numéros dans un système capitaliste qui exploite tout et tout le monde au max)c’est que je suis rentré a la SNCF pour ça (pour ne plus avoir a me faire jeter par des tocards pendant des pseudos entretiens d’embauche ou seule la tronche et l’aptitude a se laisser asservir compte)… avec mes tatouages, mes cheveux longs, mes piercings et ma tête de repris de justesse et que malgré tout cela je suis un des « vendeurs » les plus appréciés par les petites vieilles de la ville bourgeoise ou je travaille.

    Tout ce laïus hors sujet (ou presque) pourquoi me direz vous? c’est très simple maryse, ce laïus est là pour dire : arrêtons de niveler par le bas, et par pitié, au lieu d’être jaloux de ce qu’a ton voisin, vas y fonces. Aujourd’hui, on attaque tous les travailleurs « avantagés » sncf, air france, intermittents etc… et le « bon peuple » dit « vous avez bien raison mon roi, coupez leur les jambes à ces salops qui ont plus que nous »…(tant qu’on ne touche pas a ses avantages à lui) mais non, on devrait plutôt regarder ce qu’il y a a supprimer vers le haut chers amis (et escogriffes de mauvais poil)… les députés, sénateurs et autres (cumul de mandats, notes de frais sans limites, restaus hors de prix tous les midis pour eux et leurs « gens » chauffeurs et autres, appart de fonction les 3/4 du temps déserts, et autres avantages (ce coup ci pas entre guillemets) affolants)…

    Alors, le jaloux, au lieu de regarder tes pieds et de marmonner dans ta barbe qu’il faut éradiquer les pieds de celui qui en face de toi, te pique ton pognon dans la poche; lèves les yeux regardes le en face et aies le courage de lui dire que « non, tu n’es pas jaloux de ton prochain et que non seulement il ne pourra plus prendre d’argent dans ta poche sans ton accord, mais, qu’en plus, toi tu vas lui en prendre maintenant, car le changement c’est maintenant et la révolte gronde (enfin j’espère. je veux croire qu’un jour on aura assez perdu pour se révolter)…

    Vive les intermittents, vive le spectacle et qu’on arrête un peu de leur casser les rouleaux.

    • Bien d’accord avec vous!! Marre d’entendre tout un chacun lorgner sur les « privilèges » des uns et des autres, sachant que la plupart ne feraient leur boulot pour rien au monde!!! Moi je bosse pour la fonction publique,en tant qu’aide soignante, donc boulot les WE,les fériés, flexibilité des horaires, récup impossible à poser, rappels fréquents sur les jours de repos, et j’en passe… Tout ça pour moins de 1400€ par mois,primes comprises (donc retraite calculée sur 1200€…) j’effectue des tournées de soins à domicile et mes trajets AR pour me rendre sur mon secteur d’intervention ne me sont pas payés non plus , ni comptés dans mon temps de travail, donc qd je tourne loin de chez moi(les 3/4 du temps), je perds 2h30 de route et environ 180 bornes d’essence!!! Et ça me fait mal d’entendre les fonctionnaires se faire traiter de feignasses,planqués, à longueur de temps!! Oui j’ai la sécurité de l’emploi,et c’est le minimum je trouve!!! Et même les tickets resto( mais ça,c’est récent…)En attendant combien accepteraient de faire mon boulot?? Effectivement il vaudrait mieux prendre le pognon aux politiques, aux grands patrons , aux actionnaires qui s’en remplissent les poches et se payent de bons conseillers fiscaux qui leur permettent de tout planquer loin des impôts!!!

  11. Mesdames, messieurs les intermittents, je vous admire ! Ceux-là même qui vous crachent à la figure sur ce blog parmi tant d’autres sont exactement ceux pour qui l’État travaille à rendre la culture accessible à tous ! Au lieu d’en profiter et de s’ouvrir, ils préfèrent les ch’tit à Marrakech ! De la confiture à des cochons ! Moi j’aurai jeté l’éponge depuis longtemps ! Mais vu l’orientation que l’on prend, le peuple va arriver à ce qu’il réclame à corps et à cris : du pain et de la real-TV ! (ha ! et une bonne dose de haine envers tous ceux qui ne sont pas pareil qu’eux (PD, étrangers, gros, handicapés…) mais c’est un autre sujet) ! Pendant ce temps « l’élite » aura tout loisir de se payer sa culture, ne vous en faites pas, les moyens seront là !

  12. Et oui les petites entreprises sont bien mal loties, je serait d accord pour être ponctionné a taux égale au intermittents pour leurs fournir des indemnités compensatrice vu que nous sommes en pleine crise ( a cause entre autre de la carotte qu ils nous ont mis avec l’euro ), et aussi pour remonter le taux du SMIC pour tous les autres, de baisser les tarifs des pseudo stars de la chanson française qui passe a la télé et qui coute a l état pour un seul concert gratuits sur vos scènes estivales au alentour de 25 000 a 70 000 euros ( juste pour la production de l artiste, je ne parle pas du matériel livré et des technicien qui bosse sur place ) sans parler du type d artistes genre Johnny Halliday qui va frisé le triple ou bien sur les acteur locaux du service public qui bénéficient du luxe et des avantages de la manifestation.Il est donc de bon ton de dissocier les vrais intermittent (qui peuvent s identifié a une petite entreprise) , au grosses boites de production qui font des cachets a tours de bras pour pas grand choses.alors soyons solidaires et luttons ensemble pour une vie meilleur et pour chacun, n’ oubliez jamais que divisé pour mieux régner fonctionne toujours et ils le savent.
    bien a vous tous.

    • Oui enfin à ceci près que les grosses stars comme Johnny ne sont pas des intermittents. Le régime sert justement aux artistes précaires, à partir d’un certain salaire il n’y a aucun intérêt à payer les charges dues au régime et on passe à d’autres modèles (auto-entreprise pour certains, salaires pour d’autres). Il y aura des intermittents sur un concert de Johnny bien entendu (artificiers, tech son, tech lumière, régisseurs etc.), mais je peux vous assurer qu’ils ne sont pas payés + juste parce qu’ils bossent pour Johnny.

      • oui bien sur je fait partit des tech de ce genre, 150 boules net qd c est bien payer, je voulais juste mettre un point sur les impôts qui servent a payer ce genre de manifs et que tous le monde paye, ce qui n est pas une somme négligeable.

  13. Je suis sûr qu’Ecnemelc n’a pas pensé à d’autres régimes qui reçoivent les aides de l’état pour s’en sortir, pour pouvoir produire, pour vivre… et là je parle des agriculteurs comme exemple! Essayons d’arrêter de les assister pour voir ce que ça fait, faisons ce que dit ecnemelc pour l’agriculture. Elle va être belle la France après ça.
    Et bien la culture c’est pareille que l’agriculture, il faut la subventionner pour qu’elle puisse continuer, c’est comme ça que ça marche en France, et ça depuis les années 1930. La France un pays où il y a le plus d’activité culturelle et artistique dans le monde, il ne faut pas l’oublier. Notre pays est fière de sa production cinématographique et est le cinquième pays producteur de films dans le monde. Essayons de retirer le statut d’intermittent et après on verra si les films français continueront à être diffusés dans les salles de cinéma…

  14. c´est un métier ingrat, faut se le dire.Maintenant faut assumer que y a pas que des bosseurs la dedans, et que c’est une bonne planque. Comme tu l’as dit, ton boulot de cadre est beaucoup plus chiant que ton boulot de danceur, et ca se paie, sinon tout le monde ferait intermitent si c’était un boulot chouette et bien payé.

  15. Aucun cheminement logique ne peut
    aboutir à justifier la différence des droits sociaux en fonction de catégories de citoyens. Nous sommes égaux en droit.

  16. Bonjour

    j’ai lu cet article et tous les commentaires qui suivent et je me sens mal à l’aise. je pense aussi qu’il faut prendre du recul et regarder un peu comment vive les autres avant de se focaliser sur son nombril. Vous parlez entre vous et c’est sympa mais ça manque un peu d’ouverture tout ça!

    Bien sûr beaucoup de gens aimeraient vivre de leur passion mais ont ils tous vraiment le choix? parfois la vie fait qu’on ne doit penser qu’à nourrir sa famille et beaucoup se lèvent tôt, se couchent tard… il ne faudrait pas leur manquer pas de respect.

    Vous êtes quand même privilégié d’avoir eu des parents qui ont pu vous soutenir les 1eres années!
    Regardez l’origine sociale des intermittents que vous connaissez. Qu’est ce qu’un privilège en réalité?

    je suis peintre-dessinateur, je connais beaucoup d’intermittents et de peintres, photographes… (tous ceux qui cotisent à la Maison des Artistes); Je peux vous dire que vous vivez beaucoup mieux que nous! Pourtant nous autres qui cotisons à la Maison des Artistes nous sommes aussi des créatifs et nous avons besoin de temps pour préparer une expo, gérer tous les à côtés (très nombreux), trouver des commandes… alors c’est simple, quand je ne vends rien, je n’ai RIEN, plus aucun revenu et aucun droit au chômage. Vos 200 et quelques jours de latence sont un très grand privilège que je rêverai d’avoir! alors comment vivons nous, nous les « autres artistes »? eh bien en gérant notre argent avec un compte d’epargne. Et cela me permet de faire vivre une famille depuis plus de 10 ans sans aucune aide privée ou de l’état! par contre je ne peux jamais m’arrêter vraiment et je prends très très peu de vacances mais j’aime ma vie créative donc je suis satisfait. Je suis obligé de rester dans l’exigence et la recherche, sans relâche.
    Ensuite vous avez beaucoup de possibilités grâce à votre statut, notamment en matière de formation, pour vos enfants… nous non, rien, c’est le vide. Et si on partageait un peu?
    Et à l’étranger, sans ce statut, comment font les artistes? n’y a t’il pas de spectacles de qualité? de grands films? et les ecrivains?
    Quand j’entends certains intermittents dire que si on supprime leur statut, il n’y aura plus de spectacle, que tout ne sera que désolation… c’est manqué de respect envers tous ces artistes étrangers qui font des spectacles sans aides, statuts, chômage… comment font ils? vous vous êtes posés la question? J’en connais, ils jouent beaucoup, presque tous les jours, sont passionnés. oui ils ont une vie de bohème mais voilà, quand on veut être saltimbanque et qu’on veut aussi un bon confort matériel, c’est un peu un souhait d’enfant gâté effectivement. une vie d’artiste est une vie d’artiste, pas de salarié. je vais beaucoup voir des spectacles, je pense que le confort, la « coolerie » et l’entresoi font malheureusement baisser la qualité des créations et des idées. Heureusement que des étrangers viennent revitaliser la création française!
    honnêtement, je trouve le statut d’intermittence intéressant et je ne suis pas pour sa suppression mais je pense aussi qu’il faut le repenser et englober toutes les professions artistiques et culturelle dans cette réflexion et surtout mettre fin aux abus.
    voilà mon humble avis.

    • Bonsoir,
      Alors, juste pour rectifier quelques points, parce que vous semblez vous adresser à moi comme si j’étais LES intermittents :

      Je suis privilégiée par rapport à une bonne partie des intermittents, je n’ai jamais dit le contraire, du fait de l’aide de mes parents à une époque où je ne touchais aucune indemnité mais ou par contre, voulant faire les choses bien, je cotisais et refusais de travailler au noir. Je ne suis pas pour autant privilégiée par rapport a l’ensemble de la population active. N’oublions pas qu’on gagne environ le smic (et je ne parle QUE des personnes indemnisées, beaucoup cotisent sans toucher un rond), j’ai quand même vu plus privilégié-e. Quelqu’un a évoqué dans les commentaires hier la difficulté de se loger lorsqu’on est intermittent-e, et c’est très juste : le dossier est pourri d’avance, personne ne veut de nous.
      Vous parlez de 200 et quelques jours de latence, je ne sais pas à quoi vous faites référence. Ces 200 jours n’existent pas chez moi, puisque lorsque j’ai atteint les 507 h qui ouvrent mes droits pour 243 jours (j’imagine que c’est de ça qu’on parle hein), eh bien il faut vite recommencer à cumuler des heures pour refaire la meme chose pendant les 10 mois suivants. Les mois de latence sont les mois creux dans les spectacles, car pour ce que je fais il y a une saisonnalité et on a des mois très fastes qui s’opposent à des mois très creux. Sans cette assurance chômage on ne pourrait simplement pas vivre.
      Vous me parlez d’enfants et de famille, et puisqu’on donne nos avis et qu’on parle de nos petites personnes, si moi je vous disais que je n’en veux pas, des enfants ? Et si je me servais de mon mode de vie childfree pour imposer aux autres que « oui bah quand on ne gagne pas 4000e par mois minimum on ne devrait pas faire d’enfants, c’est égoiste, ca coute de l’argent aux gens qui n’en veulent pas pour eux, hanlala scandale » ?
      Quant au manque de respect aux étrangers, euh, écoutez, pour le moment aucun de mes collègues non-français ne trouve qu’on abuse completement.
      Moi j’aimerais le systeme des belges, qui est encore moins précaire que le notre, si vous voulez tout savoir. Je ne développe pas hein, vous avez l’air convaincue de tout savoir.
      Sans ce régime, pour le moment, la France ne peut pas avoir d’artistes. Parce qu’aucun autre systeme ne le permet ni ne permet d’en vivre. Alors, supprimer le statut, moi je veux bien si on me propose une solution convenable, ce qui n’a pas encore été le cas. Et je ne dis pas que les artistes du spectacle devraient etre les seuls a bénéficier de ce genre de régime.
      Cependant je suis plus du genre a aller me battre pour que les artistes peintres photographes aient + de droits/encouragements, qu’a aller les interdire aux autres PASKEU KAN MEME CÉ PA JUSTE.
      M’enfin en France on aime bien ça, empêcher les gens d’être heureux, allez comprendre.

  17. et les militaires, ils en créent, de la richesse, les militaires ? et côté régime spécial, ça se pose là, le militaire, évidemment on va parler des gens qui risquent leur vie sur des « opérations extérieures », mais tant d’autres coulent une vie tranquille dans des bureaux… et peuvent être à la retraite à 45 ans, payés par TOUT LE MONDE. Ils en parlent, dans LE POINT, des militaires ?
    c’est fou, je parierais que non…

  18. Je suis fraichement diplomée dans les métiers du spectacle. J’ai fait des études comme tout le monde dans les filières générales qui ne me convenaient pas du tout, je déprimais, je me voyais changer et je n’aimais pas la personne que j’étais en train de devenir. J’ai tout larguée pour faire de la couture, je voulais devenir costumière. Le hasard a fait que j’ai commencé par une formation d’habilleuse et que j’ai eu le coup de foudre pour cette profession, pour l’atmosphère des coulisses, le stress et le savoir faire qui en font partie. En bref, j’ai eu mon diplôme et depuis je trime pour travailler. Depuis janvier j’ai bossé deux jours, et ce en harcelant tout les théâtres de ma région. Chaque jour je m’interroge, est-ce que ça en vaut la peine? Est-ce que je ferais mieux de trouver du travail en usine, dans quelque chose de plus conventionnel? Et puis il y a eu ce « débat » à la télévision. Me faire traiter de fainéante alors que je ne rêverais que de bosser, ça fait mal. Sachant que j’ai des amis qui travaillent dans des bureaux et passent leur journées sur facebook au frais de leur employeur, que ce genre de personne nous jugent comme des sangsues…. la pillule est dur à avaler. Mes amies habilleuses qui travaillent plus que moi font souvent plus de 12 heures par jour, commencent parfois avant midi et finissent toujours après minuit. C’est un métier qui te prend tes weekends, tes soirées, ton jour de l’an et ton 14 février. Il t’empêche de voir ta famille et tu as du mal à faire des projets ( je voudrais bien venir dîner jeudi soir, mais si on m’appelle pour un spectacle dans la semaine…), il te prend aussi ton amoureux ( j’ai des amies qui ont perdu leur copain à cause de leur boulot), il te fait hésiter à avoir des enfants ( beaucoup d’intermittentes continuent à travailler pendant et après leur grossesse sans prendre de congés, de peur de perdre leur statut.

    Pour moi, le statut, j’en rêve, mais pas pour les indemnités. J’en rêve parce que ça voudra dire que je travaille suffisamment pour vivre de mon métier que j’adore. J’en rêve parce que ça me permettra de trouver un appartement, de payer mes factures, de faire ma déclaration d’impôts. J’en rêve aussi parce que quand l’été viendra et que tout les assistantes de direction et les directeur en marketing partiront dans le sud pour les vacances et donc qu’il n’y aura plus de spectacle, je pourrais manger.

  19. Malgré le fait que je sois entièrement convaincu sur le fonds, je trouve le ton agressif et écrit sous le coup de la colère. Je n’y suis pour rien en tant que lecteur. De plus, ça laisse un doute sur l’autenticité des sources…
    Quelles sont vos proposition à part dire que les patrons sont des c….., après tout le boulanger, le boucher, en fait l’artisant emploi 90% des salariés en France. Quels statuts existent dans les autres pays en Europe ? est-ce pire ?

    • Ça dépend des pays, en Belgique par exemple ils ont un système qui permet d’être indemnisé encore plus longtemps qu’en france. Dans d’autres pays on salarie les personnes du spectacle comme des gens normaux, ce qui n’est pas possible en France – si on veut travailler dans le spectacle on ne peut pas le faire autrement qu’en régime intermittent, aucun autre n’est fait pour.
      Je pense que les réformes proposées il y a quelques mois, si elles sont mises en oeuvre, seront assez efficaces pour contrer les abus, et quand je parle des patrons, je parle des patrons de chaines TV et autres qui emploient des intermittents alors qu’ils devraient prendre des gens en CDI, je ne parle pas du boulanger enfin.

  20. « j’ai fait des études de communication et de marketing qui me prédestinaient à me faire plein de fric dans ce beau secteur qu’est la publicité. Et puis un beau jour, mon avenir tout tracé m’a fait flipper »

    Euh…

    On lui a dit que la comm c’est un secteur saturé comme pas possible avec 60% de chomeurs à la sortie des études ?

    • Non, on lui a pas dit, sinon tous les élèves quitteraient l’école et ils feraient moins de sous, mais elle s’en est rendue compte toute seule, d’autant que les jobs qu’on lui proposait lui convenaient pas ; du coup ça l’a aidée à changer de voie, parce qu’elle avait pas vraiment envie de se faire chier à courir les jobs si en plus c’était pas un truc qui la faisait réellement kiffer. Autre chose ?

  21. C’est pas parce que certains journalistes font des amalgames énormes sur votre statut qu’il faut faire la même chose pour le reste des travailleurs français, dans ton article j’ai l’impression que tu traite tout ce qui ont choisis une autre voie que la tienne de gros branleurs, parce que c’est « facile » . dit toi que ta vision est erronée, et que la plupart des gens ne choisissent pas leur boulot, les mecs a l’usine tu crois que c’était leur objectif quand ils étaient petit ?
    Si t’a un problème avec la couverture du point tu vois avec eux mais de parler de la sorte de tout les autres travailleurs je trouve que ça te dessert parce que ton article est au final juste méprisant et victimaire.
    Je ne prétend pas connaître le statut qu’est le tien en disant que ce que tu déclare est vrai ou non, je ne le sais pas ! Alors ne prétend pas savoir toute la vérité dans des domaine ou tu n’a jamais été.

    • Bonjour Hugo,
      Je parle des gens dans les bureaux, je ne parle ni des artisans ni des mecs qui bossent à l’usine. Je dis bien que je suis consciente de ma chance d’avoir pu avancer dans une voie qui me plait (d’ailleurs même la pub me plaisait, quand j’ai commencé mes études, c’est juste que j’ai trouvé plus épanouissant ensuite). Désolée si ça a pu paraître méprisant ou classiste, c’était pas le but.

      • J’ai bien compris le but, mais je pense que dans ta hâte et ton enthousiasme, tu as fait certains amalgames quelques peu prétentieux sur le statut qui est le tien, notamment tu déclares suivre une voie noble car conduite par la passion, sous entendu donc que ceux qui suivent les voie plus classique ont choisis la facilité et sont des « assistés », je grossis le trait mais c’est le même crayon. C’est dommage car tu devrais canalisé ton énergie vers les journalistes incompétent qui écrivent n’importe quoi … et sur tout le monde d’ailleurs.

      • Ah non, je comprends très bien qu’on fasse un boulot qui nous emmerde, je connais le principe du boulot alimentaire, et d’ailleurs même en étant intermittente je n’y coupe pas. Il y a aussi des gens passionnés parmi les travailleurs des « voies plus classiques » comme tu dis. Probablement pas pour les usines, mais des agriculteurs, artisans, communicants, marketeux, designers passionnés, ça existe. Même des journalistes passionnés. Si ça se trouve, même au Point !
        Mon propos s’adressait en fait aux personnes qui passent leur temps à penser (et à nous dire) qu’on ne fait pas un vrai travail. Aux gens qui pensent que quand on est passionnés, c’est pas vraiment un travail. Aux gens qui dissocient travail et plaisir par définition (et non par nécessité). Je reste bien consciente du fait que plein de monde galère, et je ne m’estime pas parmi les moins bien lotis. Le système capitaliste n’est pas là pour encourager les passions mais pour encourager le profit, seulement pour moi la vie ce n’est pas ça. Mais je sais bien que tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents pour les soutenir pendant les années ou on cotise sans etre indemnisé (pour ne citer que ce cas). Donc non, t’inquiète, je suis très au fait de mon environnement et des problèmes que l’on peut avoir en France en n’étant pas intermittent, je n’enfile pas un bonnet de Caliméro, j’essaye juste d’accorder un peu les violons de tout le monde parce qu’il n’y a ni de quoi se victimiser, ni de quoi fustiger.

  22. Si t’arrives à te faire toute la page des commentaires sans vomir je t’offre un pin’s.
    Montez-vous dessus les uns les autres tant que vous voudrez, ce sont toujours les mêmes qui rient..
    Démocratie où es-tu?
    Bye

  23. Bonjour,

    J’ai atterrit sur ce site un peu par hasard et j’ai lu votre article ainsi que les commentaires.
    Ce que je ne comprends toujours pas (étant, je l’avoue, bien loin du milieu du spectacle) c’est que, si c’est « un choix de vie pour réaliser sa passion » pourquoi est-ce à la société entière de payer pour ce milieux?? Je ne veux pas philosopher sur l’importance de la culture dans un pays, mais juste comprendre.

    Comme des milliers voire des millions de français, je ne vais jamais dans des festivals, jamais au théâtre, jamais à des concerts, très rarement au cinéma et ne regarde la télé que le dimanche soir car je travaille tout le reste du temps…et je ne comprends pas pourquoi ce serait à moi, à nous, de payer avec nos impôts, des gens qui « vivent de leurs passions »…?
    Sachant que la plupart des artistes qui ont, dans un premier temps bénéficié de ce système, ont, une fois réussi à avoir du succès, quitté la France (pour ne pas financer leur propre milieu je suppose). Ce devrait plutôt être à eux de s’occuper et de prendre en charge tout ça, vous ne croyez pas?

    Merci de répondre à ma question pour que je puisse me faire une idée sur le sujet.

    • Bonjour,

      Pour ce qui est de la passion, je pense que ça tient surtout au fait que ce sont des métiers qui peuvent être très difficiles (du travail très physiques pour les artistes de cirque/danse, des heures très intenses pour les equipes techniques…) et que je ne vois pas comment on pourrait supporter tout ça sans passion. Il en va de même pour l’artisanat qui passionne ses artisans, ou l’agriculture (je ne parle bien entendu pas des grosses industries agro-alimentaires, je fais référence à nos agriculteurs locaux et à leurs bêtes).
      Pour rappel, les intermittents cotisent, même s’ils ne sont pas indemnisés. Parce que c’est grâce à ces cotisations et aux heures déclarées qu’on se rapproche de l’assurance-chomage en question (perso j’ai passé 3 ans a cotiser « pour rien » avant d’etre indemnisée).
      Pourriez-vous me citer votre source quant à votre information comme quoi « Sachant que la plupart des artistes qui ont, dans un premier temps bénéficié de ce système, ont, une fois réussi à avoir du succès, quitté la France (pour ne pas financer leur propre milieu je suppose) » ?
      Pensez-vous qu’en quittant la France on continue de bénéficier de ses allocs…? Si non, d’après vous, pourquoi tous ces artistes présumés exilés partent ? C’est bien la première fois que j’entends ça !

    • Bonjour.
      Je vous renvoie aux réponses concernant les « artistes exilés » cela n’a rien à voir avec l’intermittence, ils résonnent juste comme vous : « je ne comprends pas pourquoi ce serait à moi, à nous, de payer avec nos impôts, des gens qui « vivent de leurs passions »…? cela s’appelle de l’évasion fiscale….
      Votre proposition à un nom, c’est l’anarco-capatalisme, les échanges ne sont gérés que par les marchés, si le maire de votre village décide de repeindre le passage piéton devant l’école, il fait payer les couples ayant des enfants (et encore, ceux habitant du coté concerné). Nous élisons des gens qui sont censés être responsable de l’organisation publique (donc, des investissements de l’argent public). Je vous l’accorde, parfois ça dérape fort mais supprimer ce système nous ramènerai des milliers d’années en arrière, sauf que ce n’est plus possible car le système existerait toujours quelque part, tout comme il serait impossible à un pays de détruire ses armes nucléaires, il aurait fallut ne jamais les inventer.
      Savez vous qu’un rond point coute en moyenne trois fois plus cher en France qu’en Suisse (entendu sur une émission de France Culture) et personne ne s’en est jamais plaint, demandez à votre maire, vous serez surpris si il est honnête….
      Daniel.

  24. Comme je vous l’ai dit, je ne connais rien au milieu, je n’ai pas d’amis proches ou de famille à qui je pourrai poser des questions pour me renseigner sur ce sujet qui fait beaucoup parler. C’est peut être des questions un peu bêtes ou une vision clichée de ce milieu mais je pense que la plupart des gens sont comme moi. En somme, je pense que je suis comme une grande majorité de français, qui ne comprend juste pas ce débat et qui pense même qu’il n’a pas lieu d’être. Les artistes exilés il en existent des centaines, les Noah, Pagny et cie. Ils étaient intermittents à leurs débuts non? Pourquoi ce ne serait pas à eux de financer leur système, celui qui les a fait?
    Vous ne répondez pas à ma question initiale. Je voulais savoir juste si vous trouvez normal que dans l’état dans laquelle se trouve notre société actuelle, ce serait à la personne lambda, qui se bat pour joindre les deux bouts tous les mois, qui ne profite que très rarement de moment « culturel », de financer ce système?

    • Oui mais alors dans ce cas puisque je ne tombe jamais malade je ne devrais pas cotiser pour la santé des autres.
      Je ne demande pas votre opinion personnelle sur les artistes exilés mais des sources fiables, je voudrais savoir qui a vraiment été intermittent à un moment donné de sa vie et quand – tous les artistes ne le sont pas, surtout pas les plus connus qui gagnent bien plus et n’ont pas besoin d’aides de l’Etat – qui est parti et pourquoi, pas des suppositions basées sur une réflexion pendant un repas dominical.

      Parce que l’exil fiscal est un autre problème, qui peut bien entendu aussi toucher des artistes « star », bien supérieur au régime intermittent d’ailleurs puisqu’il coute 60 à 80 milliards à l’état. Vous conviendrez qu’à côté, le déficit estimé d’1 milliard est quand même un peu désuet. D’autant que la culture rapporte quand même de l’argent : http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20140103trib000807739/la-culture-contribue-sept-fois-plus-au-pib-que-l-industrie-automobile.html
      « Les intermittents » c’est vaste. Ca va du cadreur qui filme le reporter du JT que vous regardez le soir, à l’ingé son qui gère la station de radio qui vous accompagne sur le chemin du travail, aux comédiens qui jouent dans les films ou téléfilms ou séries devant lesquelles vous (ou vos amis/famille) aimez vous détendre, à la personne qui s’occupe d’éclairer un spectacle gratuit sur la place du village ou encore à l’équipe d’artificiers qui va installer et faire partir le feu du 31 décembre ou du 14 juillet. Ce ne sont pas les artistes star, loin de là.

  25. Je suis complétement choquée que l’on compare les intermittents du spectacle à des « profiteurs ». A entendre les discours actuels on croirait qu’un travail, s’il est passionnant, ne mérite pas d’être payé! Et les intermittents seraient des « profiteurs » alors qu’en échange des aides qu’ils reçoivent, ils produisent un travail de qualité.

    Car en échange de ces aides, ils donnent en échange: ils donnent leur créativité, leur énergie, leurs rêves, leur passion, ils créent des prestations culturelles dont nous, nous pauvres salariés qui bossons dans des bureaux et « payons des impôts » (ha ha), profitons.

    Je suis heureuse qu’une partie de mes impôts rende un peu moins précaire le mode de vie des artistes qui nous permettent de nous divertir et de nous cultiver autrement. C’est un échange et non un « privilège ».

    En plus je trouve que nous n’avons pas à nous plaindre. Certes je paye des impôts dont une partie finance les intermittents du spectacle (sachant que je peux profiter des spectacles créés grâce à ça), mais moi, j’ai un CDI, je gagne un salaire fixe, je n’ai pas à me préoccuper de trouver mon prochain contrat, je n’ai pas non plus à me démener pour développer avec créativité de nouvelles prestations… Une fois mes 35h de boulot terminées je peux penser à autre chose.

    Bref je suis malade de ces français qui se plaignent sans cesse de payer trop d’impôts sans comprendre qu’ils profitent aussi grandement de ce système et qu’aider les autres à être moins précaire c’est de la solidarité et de la citoyenneté…

  26. Et pendant ce temps…. Ceux qui profitent vraiment, on continue de les laisser faire…. Débattre, monter les uns contre les autres…. Voilà donc cette richesse que vous dites que nous ne créons pas ??? Personne ne se plaint dans notre corps de métier, excusez-moi, mais là, ce que j’entends, ce sont des gens qui jalousent le statut, je n’ai lu aucune plainte, juste une explication !!! Faut-il aussi faire la guerre aux branleurs des administrations françaises, qui sont 15 pour faire une photocopie, 15 qui vont se planter et mettre des mois à réaliser ce pourquoi nous payons aussi des impots ??? Regardez et bougez vous les fesses pour des combats qui en valent la peine, vous nous accusez de nous regarder le nombril, mais les commentaires revenchards de certains sur un régime et non un métier, nous laissent découvrir que VOUS vous plaignez du VOTRE de « régime », là on peut alors ? Tout le monde veut se plaindre aujourd’hui, mais veut aussi être le seul à pouvoir le faire… C’est la meme merde pour tout le monde, et en alimentant le débat, on se fait la guerre entre nous, pendant ce temps, ceux qui VAMPIRISENT notre système par le grand « toujours plus, plus de fric, plus de « richesse » ont pourri notre société et continuent de pouvoir le faire…

  27. Il faut aussi savoir que les intermittents cotisent plus pour les charges sociales qu’une personne qui à un CDI. Pour ma part le statut d’intermittent est une avancée sociale permettant dans un sens de subventionner la culture, mais surtout d’aider des travailleurs en situations très précaires pour pouvoir continuer à exercer.

    Les médias et politiques n’ont que le mot « déficit » à la bouche. Les français se plaignent de payer trop d’impôts… Il faut donc faire des économie nous dit-on ! Alors oui le statut d’intermittent à bon dos, mais je pense qu’avant de supprimer nos avancées sociales il faudrait économiser sur d’autres sujets qui font perdre beaucoup d’argent à la France, par exemple l’armée ? ou les niches fiscales? Toutes ses entreprises françaises qui utilisent le système tout en payant leurs impôts dans des paradis fiscaux, ils pourraient rapporter des milliards ! Mais le sujet est trop tendu et les politiques sont des marionnettes dirigés par ses puissants financiers.

    Pourquoi pas supprimer la sécu aussi ? moi je ne suis pas malade, donc je ne vois pas pourquoi je cotiserais pour ceux qui le sont. C’est peut être une blague de mauvais gout, mais c’est ce qui ressort de la bouche de certains qui ne veulent pas cotiser pour les autres. A ce niveau là on devient une société de plus en plus individualiste, chacun pour sa pomme…

  28. Encore des dossiers vide de sens fait par des stagiaires en manque de reconnaissance… Le Figaro, Le Point, Valeurs Actuelles se « plaignent » de cette assistanat en espérant toucher un public aussi peu soucieux des sources qu’eux-mêmes. Ce sont ces mêmes journaux qui viennent réclamer à l’Etat leur précieuse Aide à la presse qui coute environ 24 millions d’euros par an pour quelques centaines d’emplois…

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